Bruno Mattei par David Didelot (Vidéotopsie)

[Vidéotopsie Fanzine] « Bruno Mattei : le cancre du cinéma bis italien, son plus mauvais élève selon certains… Du début des années 70 jusqu’au milieu des années 2000, l’ « Ed Wood italien » réalisa des dizaines et des dizaines de films, au milieu desquels Virus cannibale et Les Rats de Manhattan passent pour des « classiques » du « genre ». Un cinéma de fête foraine, l’enfance de l’art en un mot, débarrassé de toute autre ambition que celle de divertir… C’est déjà beaucoup ! »

Précommande « Bruno Mattei – Itinéraires bis » par David Didelot, Artus Films : ICI

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« Come in un film – La vera storia di Gabriele Tinti, attore dimenticato » – Interview Riccardo Marchesini (2016)

Tinti08Concomitamment à la projection de son documentaire sur Gabriele Tinti à l’auditorium de la commune de Molinella le 18 mars dernier, Riccardo Marchesini (réalisateur de « Come in un film – La vera storia di Gabriele Tinti, attore dimenticato ») fut invité à s’exprimer à l’antenne de Radio Emilia-Romagna au sujet du comédien, de son parcours. C’est passionnant. Alors surtout pas de panique, c’est évidemment en italien dans le texte, mais ça passe. Les mots sont simples, clairement articulés, on pige le tout sans même s’en rendre compte. Sauf t’es suédois ou hollandais, là, dommage.

Pour écouter : ICI / Pour plus d’infos sur le documentaire : ICI

Précommande « Bruno Mattei – Itinéraires Bis » – David Didelot (Mai 2016)

David_MatteiCamarade zinzin, bienvenue chez toi ! Fous-toi à poil et fais péter la moutarde ça va commencer… Robowar. Terminator 2. Strike Commando. Zombi 3. Double Target… C’est bon, ça vient ? Hum… Mondo Cannibale. Horror Cannibal. Les rats de Manhattan. Virus Cannibale… Oh ! Virus Cannibale ! Ah, tu vois ? Ceci étant avec Bruno Mattei c’est trop facile, ça marche à tous les coups. C’est-à-dire que cet homme nous donne tellement de plaisir aussi… Et puis l’influence qu’a eu le gars sur des générations de cinéastes, c’est à peine croyable. Resident Evil, les films, c’est du Mattei. 1, 2, 3, tout le reste, c’est lui ! Pareil ! Bon, avec du fric, mais pareil, c’est pour ça qu’on les aime les Resident Evil… De toute façon Chez Roubi’s on est incapable de dire du mal de Mattei, faut pas déconner. D’ailleurs, à titre personnel, je ne comprends même pas qu’on puisse ne pas aimer Bruno Mattei. Ca me dépasse. Eric Rohmer, Bruno Mattei, deux clefs d’un même trousseau, celui qu’il a marqué « Bonheur » dessus… Et puis cet homme est une légende punk, faut pas l’oublier. Vous vous demandez parfois, des grands noms du bis italien ceux qui pourraient encore le faire en 2016 sans nous gonfler ? Donc le truc pur jus, sans condescendance vis-à-vis du bordel, juste tu kiffes tu kiffes pas, les mecs qui pourraient encore te faire délirer, là, maintenant, 2016 ? Franchement j’en vois que deux. D’Amato, roi du torture porn ; vient de cartonner en DTV et VOD avec un controversé 50 tendances de Garry, dans lequel Garry se fait massacrer à coups de godemichets lors d’une partouze Femen dès le premier quart d’heure du film. Tourné intégralement en Super8, certaines versions comporteraient des inserts non pornographiques… Quand à Mattei, avec ses franchises Resident Devil – The beginning, The Walking [un]Dead et Game of Clones, il est peinard jusqu’en 2022. Sérieusement, c’était qui les seuls, les uniques, à continuer de sortir des films fendars quand tous les autres pliaient les gaules en chialant gnagna on n’a pas de thune pour réaliser nos projets… ? C’était eux ! Les autres c’est des baltringues. Deodato ? Baltringue. Argento ? Baltringue. Soavi ? Baltringue. Mattei pas baltringue. Mattei king of cool.

A.R

Précommande du livre « Bruno Mattei – Itinéraires Bis » par David Didelot : ICI

[Notes de l’éditeur Artus Films]

RESUME : Sorte d’Ed Wood à l’italienne, Bruno Mattei restera le chantre absolu d’un cinéma délirant et décomplexé, souvent putassier et crapoteux, mais parfois inspiré et jamais ennuyeux. A son actif, plus de 50 films, touchant à tous les genres et sous-genres du cinéma bis, les plus « nobles » comme les plus crapuleux : la comédie sexy, la nazisploitation, le film de nonnes, le film de zombies, le film mondo, le film de cannibales, le W.I.P., le péplum sadique, l’érotisme, le western, le film de guerre…  Camouflé derrière une multitude de pseudonymes – dont le plus emblématique restera Vincent Dawn –, souvent associé à son âme damnée Claudio Fragasso, Bruno Mattei est toujours considéré comme ce vilain petit canard de la couvée, ce mouton noir du cinéma bis, disputant à quelques autres le statut peu enviable de « pire réalisateur de tous les temps ». Définitivement estampillé grand pourvoyeur de « nanars », confortablement rangé dans la catégorie des copieurs compulsifs, Bruno Mattei est généralement réduit à quelques lieux communs que l’on brandit à chaque fois qu’est évoqué son nom : utilisation inconsidérée de stock-shots, incompétences techniques, budgets minuscules, dialogues improbables, incohérences scénaristiques, mauvais goût absolu, effets spéciaux bricolés, humour involontaire, voyeurisme éhonté… C’est oublier que le bonhomme eut une incroyable carrière, bien plus riche qu’il n’y paraît, et pleine de bobines désormais incontournables. Un nom majeur du cinéma populaire italien des années 70 et 80, à l’œuvre largement plus intéressante que ce que laissèrent penser les nombreuses critiques qu’il dut essuyer…

Bienvenue dans l’univers carnavalesque de ce réalisateur devenu culte, fait de masques et de faux-semblants, de clins d’œil complices et d’audacieuses citations, de bonne humeur communicative et de surprises en tout genre. Bienvenue, en un mot, dans le monde un peu fou de Bruno Mattei. Mais attention, car en suivant ces Itinéraires Bis, votre cinéphilie n’en sortira peut-être pas indemne : vous pourriez bien y prendre goût ! C’est tout le mal que nous vous souhaitons.

Préface de Monica Seller – Entretiens avec Antonio Tentori et Yvette Yzon – Témoignages de Geretta Geretta et Margit Evelyn Newton.

BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR : Né en 1970, David Didelot édite le fanzine Vidéotopsie depuis 1993, publication consacrée au cinéma bis sous tous ses aspects. En 2001, le bonhomme avait déjà fait paraître un numéro spécial de Vidéotopsie, entièrement sacrifié à Bruno Mattei. Son premier livre, Gore – Dissection d’une Collection, (paru aux éditions Artus Films en 2014) était entièrement dévolu à la fameuse Collection Gore du Fleuve Noir. Il postfacera en outre le Zombies Gore de François Darnaudet et Catherine Rabier, réédition augmentée de deux bons Gore de la collection éponyme (sorti chez Rivière Blanche en 2013), et préfacera un fameux Dimension TRASH (toujours chez Rivière Blanche, en 2015). David a aussi collaboré à l’ouvrage collectif Bleu Nuit – Histoire d’une Cinéphilie nocturne, paru aux éditions Somme Toute en 2014. On peut retrouver David Didelot au détour de quelques bonus DVD (si c’est du bis italien… ou espagnol), sur Facebook via ses pages Collection Gore – Fleuve Noir et Vidéotopsie Fanzine, ou sur son blog. L’auteur prépare actuellement d’autres livres… sur ses primes amours bis !

LE MOT DE L’EDITEUR : Réservez dès maintenant votre exemplaire de cette bible sur Bruno Mattei !

Vos avantages, uniquement par pré-commande :
– le livre dédicacé par l’auteur
– le prix reduit de 35 euros, au lieu de 39 euros
– l’acquisition du livre avant le public magasins
– 2 reproductions d’affiches de type locandina des films « Virus Cannibale » et « Les rats de Mahattan » (32 cm / 70 cm) – voir les deux dernières images

Les pré-commandes sont ouvertes jusqu’à la mi-mai. Le livre sera disponible pour les pré-commandes au Bloody Week-end 2016. Les frais de port vous seront remboursés si remise en mains propres.

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Artus Films : http://www.artusfilms.com/