Cardiac Arrest / Surgikill 7-inch split, sept.2018 (USA)

Cardiac Arrest split Ep 2018 BladeViolent

« Nero One Records proudly present the ultimate in death metal mania with this massive split. Much like the historic split 7 inches of the « golden era » of death metal back in the late 80s/early 90s, this split has two of the underground’s deadliest bands.

Chicago’s mighty CARDIAC ARREST needs no introduction. This legendary band has entered elite status with their style of « Heart Stopping Death Rot ». The heaviness and intensity that we have come to know and love with this band of creeps is on full display here on their song.

Not to be outdone, the equally crushing death metal « super group » SURGIKILL bring their brand of horrific death metal terror to the bloody party with their song. Also heavy and intense, these freaks damage the senses with full on brutality. Not for the weak! Not for wimp fucks!

This is a split for the ages and an instant classic. Don’t be a fuck up and miss out on this one! » (Nero one Records – Cardiac Arrest Bandcamp)

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Venantino Venantini (1930-2018)

Venantino Venantini - LUI avril 1971C’est toujours la même vanne de « l’hommage », en somme. La même galère, les mêmes plans relous du quoi faire, comment, d’à partir de quand y a prescription, surtout. Là encore, rythme et tempo 2018, marche ou crève. J’ai plus le jus, je crois. Je suis fatigué. Retours sur une filmographie exemplaire ? Pfff ! Y’a Le Monde et Libé pour ça. Qui le font très bien en plus. Et puis, à titre personnel, j’ai jamais été très inspiré par la mort des autres. Heu… Encore moins par la mienne, crois-moi. En fait j’ai un problème avec les gens actifs, les gens qui font, ou qui ont fait, et dont il faut parler a posteriori. Sa Vie, Son Oeuvre, tout ça. Ca me renvoie inévitablement à la vacuité de ma propre existence, j’aime pas trop. Alors le Venantini, forcément, pas loin de 200 films au compteur, c’est le casse-tête…

C’est à dire que je m’aperçois qu’il n’y a pas grand chose à même de résumer plus exactement la versatilité de mes envies de cinéphile que la filmographie de Venantini. De nos premiers De Funès aux Lautner cultes de nos parents (Antenne 2, FR3: Merci!), des « post-apo » de notre adolescence aux Fulci teigneux de nos 20 ans, de Richard Donner à Jean Yanne à Benchetrit, d’Emmanuelle à Emanuelle; jusqu’à ces toutes dernières années, nous n’avons que rarement passé plus de six mois sans un Venantini aperçu au détour d’un casting de film vu à la télé, enfant, puis englouti, jadis par un lecteur VHS, aujourd’hui par un lecteur DVD, et peut-être à l’avenir par un lecteur Blu-ray, qui sait ? Les formats changent, ça me va, tant qu’il y a un peu de Venantini en dedans, ça fait sens, je crois.

Il y a deux ans de cela, courant octobre 2016, Venantini était l’invité d’honneur de l’émission T.V « Stracult », sur la Rai. Il évoqua brièvement le couple Gemser-Tinti, visiblement ému. Il dit toute la gentillesse et les beaux yeux de Gabriele, puis nota qu’il avait présenté les futurs époux l’un à l’autre lors du tournage de Black Emanuelle. Venantino avait déjà travaillé à de nombreuses reprises avec Tinti, aussi avait-il fait la connaissance de Gemser lors d’« Amore libero – Free love », vers 1974, peu avant le film d’Albertini. On le voit aussi aux coté de Sylvia Kristel dans une jolie scène d’« Emmanuelle 2 » de Francis Giacobetti…

De fil en aiguille, nous nous remémorâmes cette session photo découverte dans les pages Mode d’un vieux numéro de LUI, dont nous avions récupéré tout un stock aux puces de Vanves, il y a presque un siècle de cela. C’était le numéro 87, d’avril 1971. Silvia Dionisio (Pas encore Mme Deodato) était en première de couv’, shootée par Raymond Depardon un ballon de rugby dans les bras, des chaussettes Stemm au pieds. A partir de la page 130, Francis Giacobetti enchaînait huit impeccables clichés de quatre modèles, dont un Venantini, mince, racé, vêtu d’un ensemble jersey Eural (Tergal et Laine) et d’un foulard Smalto, pour le détail coquet. Le fait est que cet homme avait la classe. Y compris en plein désert, autant dire en toute circonstance.

Gemserographie : « Amore libero – Free love » (1974), « Emanuelle nera » (1975), « Emmanuelle 2 » (1975), « Emanuelle nera: Orient reportage » (1976), « La via della prostituzione » (1978) / Les pastilles bio de Raymond Lurh : ICI

Édito octobre 2018 :

ThatcherChic, un dimanche pluvieux ! Le dimanche pluvieux c’est quand même le meilleur ami du blogueur célibataire, sans enfant(s) à charge, et qu’a rien branlé depuis des lustres, qu’on se le dise. En plus c’est octobre, mois de merde s’il en est (qui ne souffre la comparaison qu’avec ce gros con de novembre, lui aussi über mois de merde), donc ça roule; clopes, café, gueule de bois, solitude, misère sexuelle : on est au top, ça va chier. Alors que s’est-il passé depuis tout ce temps, hein ? Rien. Refonte du blog, des trucs techniques bien chiants à gérer, sans aucun intérêt pour le lecteur, des embrouilles avec WordPress, la pub qui débarque sans prévenir, trop de matos accumulé depuis 2011 pour pas assez d’espace de stockage, ce genre… Il a fallu faire des choix, supprimer des posts, des photos surtout, déplacer nos archives vers un autre blog créé pour l’occasion, une sorte de site « miroir » permettant à l’utilisateur de consulter la documentation en dépit de ces embrouillamini qui ne le concernent en rien. C’est aujourd’hui chose faite, mais bordel que ce fut fastidieux ! D’autant qu’on l’adore la Gemser, et on l’aime ce blog, mais entre une prise de tête html et un couscous entre potes, clairement y a pas photo, si tu me cherches je suis au bistrot !

Bref, si vous voulez jeter un oeil au résultat de nos efforts, il suffit d’aller dans la section « Filmographie » du blog, en haut à gauche de l’écran, et de cliquer sur le lien « Fiche du film » correspondant au titre que vous désirez consulter, « Ator », « Voto di castità », que sais-je… Vous serez redirigé vers la fiche technique du film en question, comportant, si ma mémoire est bonne, le synopsis du film, les infos sur le casting, la réal, les boites de prod’, les dates d’exploitation pays par pays, les titres alternatifs de l’oeuvre sélectionnée, aussi des critiques ciné d’époque en divers langues, et puis bien sûr les affiches, les lobby cards, des coupures de presse, jaquettes VHS, DVD, etc. Une mise à jour sera effectuée chaque trimestre avec la liste détaillée des ajouts pour chaque film. C’est pas super sexy mais c’est encore ce qu’il y de plus simple pour le lecteur, me semble-t-il. Par ailleurs, il manque à cette heure quelques références, comme « Notti porno nel mondo » et le téléfilm « Skipper », on s’en occupe, promis. En ce qui concerne la page principale du blog, elle ne sera dorénavant consacrée qu’aux news, aux articles, aux biographies, et aux éditos éventuels. Et surtout à la Presse !

A ce titre, la section « Bibliothèque » du blog liste par ordre chronologique toutes les publications qui, à notre connaissance, consacrèrent leurs pages au cas Gemser. C’est totalement unique en ce sens que ces centaines de références constituent le listing le plus complet du ouèbe sur ce thème précis, et que vous pouvez évidemment consulter les pages des magazines, des fanzines et des livres référencés en cliquant sur le lien attribué à chaque publication.

Tiens, puisqu’on parle Publications et Référence : Vidéotopsie !

Videotopsie Filmirage p01

Certes, à l’instant où vous lisez ces lignes l’ultime opus du fanzine est déjà en rupture de stock; mais que voulez-vous, à Chez Roubi’s, las du tempo facebouquien et de l’analyse touiteurienne, nous cuisinons « minute » et adaptons désormais l’élaboration de nos bafouilles à notre emploi du temps. Il n’en demeure pas moins que nous avons dévoré le numéro consacré à Filmirage lors de courtes estivités (soit des festivités estivales) en territoire biarrot.

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Réduite à la simple expression de ses trois rédacteurs – Ce qui nous laisse à penser que, soit les meufs savent pas écrire, soit le Bis c’est vraiment un truc de membrés -, la Vidéotopteam nous a rédactionné un maousse de numéro entièrement consacré à l’une des grandes obsessions franco-françaises de ces cinq dernières années : Joe D’Amato. Oui, encore lui ! Frise-t-on l’overdose ? Hum… Non jamais vraiment pour être honnête, et ce pour la bonne et simple raison que si le gros de l’affaire a largement été traité (Fanzines, livres, bonus DVD, sites spécialisés, etc.), il y a toujours à dire, à faire, et tant de recoins filmographiques à explorer, encore.

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D’autant qu’il semble de plus en plus avéré que l’on n’aborde jamais aussi justement le sujet qu’en France. Je sais pas pourquoi. Peut-être le champ lexical, le nombre de neurones actifs, ou le fait qu’on soit champions du monde de football… J’écris ça en toute humilité, vraiment, mais à un moment faut quand même se rendre à l’évidence.

Videotopsie Filmirage p05

Les italiens, globalement, se contre-foutent de leur cinéma d’exploitation, et dans le meilleur des cas auto-éditent des bouquins imprimés sur papier chiotte avec la vigueur d’un fonctionnaire à six mois de la retraite; les ‘ricains, un temps à l’avant garde, sont des poseurs sous perfusion Instagram qui dégobillent inlassablement les mêmes clichés à base d’ « Infamousse », de « Sleazy », de « Sex & Gore », et de « Schlockmeister » mon zob;

Videotopsie Filmirage p06

l’Espagne relève parfois le gant, certes, mais elle aussi avec la vitalité d’un arthritique en rade de skunk; quand à l’Allemagne, comme d’hab’, elle nous rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire, cette salope ! Pis en plus on parle pas la langue because on a opté pour Berbère LV2 au collège. Ce qui a franchement plus de gueule que le boche quand tu squattes un taudis de 10m2 à 800 boules par mois Porte de la Chapelle…

Videotopsie Filmirage p07

Tout ça pour dire que Vidéotopsie a de nouveau fait le taf, que l’on vous recommande d’acquérir tout ce que vous pouvez trouver sous son label, et qu’il va nous manquer ce fanzine. Vraiment.

A.Roubi

La boutique en ligne de Vidéotopsie Fanzine : ICI / Vidéotopsie chez Hors-Circuits : ICI et / Metaluna Store (Fb) : ICI