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Francis Giacobetti à l’Auditorium du Grand Palais le 08 novembre 2017 (Paris)

giacobetti nudes book 2017Le mois d’octobre 2017 fut témoin de l’étonnant retour aux affaires de Francis Giacobetti, que, par ailleurs, mon correcteur automatique d’orthografe n’a de cesse de nommer “Giacometti” à chaque mention de son patronyme dans nos colonnes. Pas qu’on n’aime pas Giacometti, loin de là, juste que non seulement c’est très chiant de rectifier le tir toutes les trois lignes, mais qu’en plus, les deux, rien à voir, mais alors rien du tout. En gros, pour le néophyte, le premier c’est surtout Mireille Darc cul nu à Cinecittà et les calendriers Pirelli (des femmes, des pneus, what else?), pis l’autre… Bah l’autre c’était un suisse. Donc le Giacobetti depuis octobre ça n’arrête pas, et n’étant abonné ni aux Inrocks, ni à LUI, moins encore à Technikart, mais à Fluide Glacial, l’info nous était passée recta au-dessus de la tête, alors qu’en fait y avait largement matière à trembler des genoux pour les amateurs du taf au Giaco que nous sommes. En effet, le 05 du mois dernier, fut commercialisé par les éditions Assouline un pavé de 305 pages, comprenant plus de 200 illustrations, défrichant ainsi le gros du travail de l’artiste à qui l’on doit, je cite les zozos d’Assouline : “d’avoir apporté l’élégance au monde du Nu”. Ben mon cochon ! C’était donc toi ! Bref, hormis ce dérapage incontrôlé dans le domaine du total ouatedefeuque hagiographique, il semble que l’objet en question soit effectivement d’une rare élégance, et ça, quand il s’agit de lâcher pas loin de 90 euros pour en profiter, c’est bien. S’ensuivit une exposition chez Artcurial – featuring Frédéric Taddeï, excusez du peu ! – du 14 au 16 octobre, puis une vente aux enchères le 17, lors de laquelle nous ne pouvons imaginer une seule seconde que Sylvia Kristel à oilpé n’ai trouvé acquéreur avec plein de zéros derrière. Mais ceci ne fut somme toute guère plus que ce que c’était en comparaison de cette charmante initiative : Inviter le photographe (de l’élégance, donc) à l’Auditorium du Grand Palais le 08 novembre 2017 afin d’évoquer son oeuvre, en sa présence, et en public. Donc pour les nuls en géo c’est à Paris, pour les retardataires c’est à 18h30 tapantes, et pour les fauchés c’est gratuit. Aussi pouvez-vous dès maintenant télécharger vos invitations à l’adresse indiquée ci-dessous.

Rencontre/débat avec Francis Giacobetti – Auditorium du Grand Palais (Paris), le 08 novembre 2017 à 18h30 – Invitations à télécharger : ICI

Les éditions Assouline : ICI

Francis Giacobetti dans Tracks – Arte, 05 oct.2017

Il cinema dipinto di Enzo Sciotti (2017)

Il cinema dipinto di Enzo Sciotti (2017)Amis des belles choses, les précommandes de l’ouvrage “Il cinema dipinto di Enzo Sciotti” sont ouvertes ! Selon notre informateur (le compte Facebook de l’artiste, donc a priori c’est du solide…), le livre en question compile certaines des plus fameuses planches originales du prodige transalpin, soit une somme presque déraisonnable de travaux pour la filmo D’Amato, dont le hit Antropophagous bien sûr, mais aussi du Fulci a gogo, de la sexy comédie en veux-tu en v’là, Gloria Guida de A à Z et dans tous les sens, du popotin inspiré par certains des plus beaux culs de la planète Bis (Nadia Cassini, un chef-d’oeuvre); mais aussi du Stéfeune King , du Evil Dead, du Django, bref ! la crème de la crème de la production de l’artiste. Enfin presque, car compte tenu du nombre proprement hallucinant d’affiches (plus de 3.000), de jaquettes VHS, DVD, de disques et de fumetti portant sa signature, faire le tour d’une telle  production en un seul tome… Toujours est-il que ces 128 pages de pure bonheur graphique – dont chaque reproduction est tirée du matériel d’origine, provenant parfois de collections privées – est disponible à l’achat sur le site enzosciotti.com, pour la somme très raisonnable de 25 euros la pièce. Quand aux loustics de nos lecteurs issus de “la société civile” En Marche!, ils opteront plus certainement pour les tirages de tête limités à 99 exemplaires, numérotés, datés et dédicacés par l’auteur, mais au tarif CSP+ un poil clivant.

Les précommandes : enzosciotti.com

Marion by P. Bourgoin, 2013 (France)

« Marion was shot with an SX-70 and PX-70 Color Protection in December 2012. Marion and I shot many times together. This picture was lifted last summer, coupled with a stolen shot from the film ‘Emmanuelle and the Last Cannibals” by Joe d’Amato’, starring Laura Gemser. The stolen shot is obviously a screenshot, also shot with an SX-70 and PX70 Color Protection. It is also part of the ‘pornopovera’ project, a lift on watercolor paper. I believe that Marion here can be seen as a divinity, a totem for those cannibals. » (P.Bourgoin)

Marion-by.P.Bourgoin01

Philippe Bourgoin is a retired writer/producer of music, living in France. He doesn’t describe himself as a professional photographer, but rather as “an artist expressing himself with photography.” (…) He does personal photography work, mainly portraits and nudes on Polaroid and Impossible Project films. He has shown his pictures in group and solo shows in Paris – and in books like The Mammoth Book of Erotic Photography #4 and Raw Beauties. He is working step by step, on two new books: a book of Polaroid portraits, and his “Pornopovera” series of experimental instant film emulsion transfers on watercolor paper.

Sources photo et textes : Blog The Impossible Project : ICI, The 12.12 Project : ICI

Philippe Bourgoin (Flickr) : ICI