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Stuart Whitman (1928-2020)

Stuart Whitman 2Nous venons d’apprendre le décès de l’acteur américain Stuart Whitman, survenu le 16 mars dernier, à l’âge de 92 ans. Au tout début des années 50, Whitman enchaîne les panouilles de fonds de casting pour le cinéma et la télévision, avant d’accéder peu à peu à certains rôles de premiers plans et de décrocher un contrat avec la 20th Century Fox. Les 60’s marquent sa filmographie de quelques œuvres artistiques (ou commerciales) notables, telles « Murder, Inc. » (1960), « The Mark » (1961), « Les Comancheros » (1961), « Le jour le plus long » (1962), « Le jour et l’heure » (1963), « Ces merveilleux fous volants… » (1965), avant que sa carrière ne prenne un tournant foutraque assez réjouissant au fil des décennies suivantes. « Les rongeurs de l’Apocalypse » (1972), « Special Magnum » (1976), « Guyana la secte de l’enfer » (1979), « Les doigts du Diable (1981), « Les diamants de l’Amazone » (1985), entre autres perles Bis. Comédien « solide », même si parfois peu motivé, Stuart Whitman écumera aussi les plateaux d’un nombre impressionnant de séries T.V tout au long de sa carrière, et de façon quasi exclusive à partir de la deuxième moitié des années 80 : « K-2000 », « Rick Hunter », « L’agence tous risques », « Simon & Simon », « Côte Ouest », « Arabesque », « Superboy », « Walker Texas Ranger » ; le tout ponctué de quelques sorties DTV bien gratinées. Nous évoquerons enfin deux collaborations avec Laura Gemser, en 1978 et 1982 : « La mujer de la tierra caliente » de José Maria Forqué, un très beau film, assez surprenant, à la photographie superbe et au casting quatre étoiles; ainsi que le catastrophique « Safari Cannibal » du britannique Alan Birkinshaw, au sujet duquel les spécialistes continuent de s’interroger…

AVENUE, Février 1976 (Ned.)

AVENUE Fev.1976 p01Avenue est un magazine de mode néerlandais créé en octobre 1965 par le rédacteur en chef Joop Swart, futur fondateur associé de l’agence World Press Photo. Formellement inspiré par le magazine français Vogue, le premier numéro fut tiré à 135 000 exemplaires, et parut le 1er novembre 1965. Avenue s’adresse à un public féminin sophistiqué, abordant, en plus de la mode et de la cuisine, des thèmes tels que les voyages, la littérature, et des faits d’actualité et de société. Cette diversité fait d’Avenue un magazine innovant, dont les collaborateurs sont des auteurs et des photographes de prestige : W.F. Hermans, Cees Nooteboom, Hugo Claus (Mr. Sylvia Kristel), Jan Cremer, Ed van der Elsken, Boudewijn Neuteboom et Eddy Posthuma de Boer. En 1974, Lenette Vester succède à Joop Swart à la tête du magazine, qui tire en 1979 à près de 105 000 exemplaires. Le format « De Luxe » d’Avenue et son superbe papier glacé perdura de novembre 1965 à avril 1994. A partir de décembre 1995, le magazine changea de nom et devint Avenue Box. En décembre 2001, Sanoma Uitgevers tenta de relancer le titre mais ce fut un échec, et au bout d’un an et demi le magazine disparut de nouveau. La ligne éditoriale d’Avenue, qui osa l’amalgame de la Pop Culture et du Luxe, ciblait un lectorat réceptif à l’innovation, tant culturelle que visuelle. La photographie, qui fit d’Avenue un titre phare de la presse femminine des années 1960 jusqu’aux années 1980, se devait d’être « spectaculaire et innovante ». (Source texte Wiki)

AVENUE Fev.1976 p02

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Source Photos (King Size) Bouilla Baise Work in progress : ICI

Mark Shannon (1939-2018)

Mark ShannonNous venons d’apprendre le décès de l’acteur italien Mark Shannon par l’intermédiaire du compte Instagram du magazine spécialisé Nocturno. Shannon, de son vrai nom Manlio Cersosimo, fut une figure indissociable des réalisations érotiques, puis pornographiques, de Joe D’Amato au début des eighties. En l’espace de trois ans, entre 1980 et 1983 plus précisément, il tourna une vingtaine de films avec un Massaccesi totalement déchaîné, qui enquillait alors les tournages surréalistes dans une sorte de fuite en avant insensée, parfois pour le meilleur, mais plus souvent pour le grand n’importe quoi. Vingt films en trois ans, le tout entre Saint-Domingue, Rome et Hong Kong ! Certes, une bonne partie de sa filmographie baigne dans les eaux de la pornographie pure et dure. Et alors ? A titre personnel, j’échange tout putain d’Eli Roth contre n’importe quel porno avec Brigitte Lahaie; et je ne suis pas le seul, je vous prie de croire ! Porno, donc. On a lu l’histoire, c’est lors du tournage du sympathique « Le Porno Killers » (A mon sens co-réalisé par Massaccesi) en compagnie de la plantureuse Carmen Russo, que Shannon, incapable de réprimer une érection lors d’une scène particulièrement chaude, se serait fait « remarquer », et aurait par la suite accepté de collaborer avec D’Amato dans certaines des premières productions hardcores transalpines. Dans le lot, soft ou hard, à boire et à manger. Du lourd, avec ce « Caligola – La storia mai raccontata », du haut niveau, façon « Sesso nero » ou « Orgasmo nero », du bancal mais gentiment culte, tels ces « Le notti erotiche dei morti viventi » et « Porno Holocaust »; et puis du plus cheap, du vite fait, du tourné à l’arrache pour tout dire, mais étrangement, du pas moins fascinant la plupart du temps. D’ailleurs, en hommage au défunt homme de l’Hard, nous allons dès ce week-end réviser, non pas ses multiples collaborations avec Laura Gemser, mais plutôt les formidables pornos que sont « Bocca Golosa », « Labbra Vogliose » et autre « Le porno investigatrici ». Car oui, à Chez Roubi’s nous bandons aussi pour Françoise Perrot !

La biographie de Mark Shannon par Maniaco Deprebis  : ICI

Fiches des films « Caligola – La storia mai raccontata » : ICI / « Le notti erotiche dei morti viventi » : ICI /  « Porno Esotic Love » : ICI