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Pourquoi pas ? – La Biographie de Sergio Gobbi, 2014 (France)

Gobbi-Bio– « N’empêche, les politiques c’est vraiment des putes. Pis pas du premier choix, tu me crois ! Nan, plutôt c’est de la radasse de quartier qui te fait la totale quand t’es bien bourré, pis qui te pique tout ton fric et balance à ta femme avant que t’as fini de dessaouler… Tu sais, de la pute qui gère les taros en fonction de la concurrence, de la bonne grosse teuhpu d’enfoiré de sa mère catégorie neumbeurouane, que c’est. »

– « Ah non, mon Jeannot ! Je peux pas te laisser dire ça ! » que je lui fais à Jeannot, « Tu peux pas mettre tout le monde dans le même panier ! Les putes, elles, c’est la misère sociale. Les filles elles choisissent pas, faut pas croire. Y a pas d’études pour faire pute, par exemple ! »

– « Mon cul, qu’y en a ! Sciences Po, HEC, ENA, les derniers claques de France ! Et Open-Bar chez Collabo avec ça, les mêmes que sous Pétain ! »

– « Mais là tu fais dans l’anti-élite primaire, bordel ! Déjà l’ENA c’est Gaulle-de, pis on a quand même cette chance à l’Hexagone, qu’on en voit qu’ont même pas obtenu le brevet des collèges et qui finissent à l’Élysée, merde ! Les ministres analphabètes on en parle jamais, pourtant c’est pas ce qui manque, je te jure … Et pas qu’à l’Intérieur, aux Sports ou à la Culture : A Matignon, mec ! »

– « Matignon ? T’es sûr ? »

– « Clair ! Je te garantis que pour sucer un flic, t’as pas besoin d’avoir fait péter le score à un examen colorectal ; les putes ont rien à voir là-dedans … »

– « Ouais, bin colorectal ou pas, c’est vraiment des putes … (Silence) … Et sinon, ton blogue, ça roule ? »

Moi, tu te doutes, trop content de changer de sujet de conversation et de calmer le jeu avec Jeannot, je commande recta une nouvelle tournée à Nasser, et j’embraye tant que je peux : « Justement, à ce propos je voulais te demander, tu sais ce que c’est toi, une « hagiographie » ? »

– « Ouaip’, une hagiographie c’est comme quand les larbins de l’UMP écrivent la fiche Wikipédia de Sarkozy. C’est le truc ça te fait te demander pourquoi entre deux mises en examen, le gars il a pas été canonisé. »

Putain, le Jeannot qui lâche rien. Il s’en cogne du blog, je vais ramer sec, je le sens. « Bref, je te pose la question parce que je viens de voir sur Amonzob.conne un bouquin consacré à Sergio Gobbi ; et je dois dire que la lecture de certains extraits, pour succincte qu’elle fût, m’a pour le moins laissé perplexe … »

– « Perplexe ? »

– « Perplexe. »

– « Ah, perplexe c’est autre chose ! Perplexe, c’est quand tu votes pour un socialiste dont l’ennemi c’est la finance, et que une fois élu il fout en tôle des altermondialistes après leur avoir fait péter la gueule par ses CRS ! »

– « Nan, mais je sais ce que c’est « Perplexe », je veux dire … Tu connais Sergio Gobbi ? »

– « Gobbi … Gobbi … « International Prostitution – Brigade criminelle » (1980), pseudo Elie Blorovich, avec Jean-Louis Broust, Laura Gemser, Gabriele Tinti, chef opérateur Jean Badal. Une flèche qu’a bossé sur Playtime dont tu causais l’autre jour, Badal … On se fout de la gueule de Gobbi, franchement, y a pas de quoi.»

– « Ah ? Tu lis mon blog ? »

– « Ouais, et c’est vraiment de la merde. »

A.R

– Présentation de l’éditeur –

Sergio Gobbi a à peine 20 ans, lorsqu’il s’installe en France. Il y apprend le Français, l’Art Dramatique, se faufile dans la vie parisienne de la fin des années 1950. Curieux et passionné, il se retrouve très vite aux côtés de Raymond Rouleau et de Jean Renoir, devient l’assistant de Roberto Rossellini lors du passage de ce dernier à Paris. À partir de ces instants, sa passion, bien ancrée pour le cinéma, ne cesse de grandir. À 21 ans , le cinéaste réalise et interprète L’espace d’un matin, son premier film. Sergio Gobbi entame alors une longue carrière de réalisateur, scénariste, producteur, distributeur, carrière qui le conduit à côtoyer, diriger, accompagner bon nombre des grands noms du cinéma international, tels Roman Polanski, Giuseppe Tornatore, André Cayatte, Marco Ferreri, Georges Lautner…. Au-delà de sa filmographie personnelle, où l’on trouve, Le Temps des loups, Un beau monstre, Les galets d’Etretat, des dizaines de films portent la marque de ce professionnel de l’image qui sait également se mesurer avec succès aux exigences de la série télévisée grand public. La Taupe programmée en mai 2007 sur TF1 bat des records d’audience en dépassant les 9 millions de téléspectateurs. C’est lors d’un tournage du premier épisode de Affaires étrangères (série télévisée) en 2010 (4 épisodes de 90′ pour TF1) que Sergio Gobbi découvre la République Dominicaine. Séduit par ce pays, il décide, en parallèle de ses activités de producteur en France, de créer une société de production à Saint-Domingue. Il est à l’origine de la première coproduction Franco-Dominicaine et produit le second long-métrage d’une des rares femmes réalisatrices dominicaines. Le film Cristo Rey de Leticia Tonos atteint près de 90 000 entrées au box office dominicain et vient de recevoir l’honneur de représenter le cinéma dominicain pour la présélection des nominations aux Oscars 2015. En 2013, il produit le remake d’un de ses premiers succès mondial « L’Étrangère » (1968). Sous ses conseils avisés, La Extraña (2014) a été réalisé par César Rodríguez. Après plus de 50 ans de carrière, Sergio Gobbi est toujours aussi passionné et continue de développer des projets pour la France et la République Dominicaine. Il a confié cet insolent destin à son ami et journaliste Michel Palmieri et c’est tout naturellement qu’est venu cette envie de publier et de partager ce livre. En décembre 2014, il est récompensé pour l’ensemble de sa carrière en recevant le prix « THE BEST ».
Pour plus d’infos : ICI

Rééditions août-sept. 2014 (Allemagne / Italie)

Les Gemserophiles soumis à l’ISF vont être ravis, en septembre ça bastonne dur au rayon des rééditions ! Tout d’abord avec  quatre DVDs – dont deux à tirages limités –  d’« Eva Nera » (1975), édités par le label allemand X-Rated et disponibles à la vente depuis le 27 août dernier. D’ailleurs ça commence à devenir casse-couilles cette histoire, quel intérêt de sortir un seul et même film dans quatre boitiers différents lorsque le contenu des DVD est identique ?! D’autant qu’on a affaire à de dangereux récidivistes ! Sans même évoquer les gars de  Motion Picture  – encore des allemands – qui nous ont fait le coup avec La via della prostituzione (1978) il y a quelques mois… In fine, seules les couv’ diffèrent les unes des autres, aussi le format des boitiers (Le format « Deluxe » en Allemagne, c’est plus grand et plus gros…) ; quand à une éventuelle surprise à l’intérieur desdits boitiers, un livret par exemple, d’après la fiche technique de l’éditeur c’est peau de zob. Ceci étant le contenu proposé est clairement sympatoche : Le film est présenté dans sa version intégrale « uncut » (93mn) et comporte des pistes audio en allemand, anglais et italien, ainsi que les bandes-annonces originales italienne et américaine, plus la fin alternative du film, raccord avec celle de son exploitation en salles outre-Rhin. T’ajoutes à ça un diaporama de photos d’exploitation (Youpi!) et une poignée de scènes bonus, et t’obtiens quand même un truc qui a de la gueule. Si ! Tiens, v’là le texte promotionnel de l’éditeur au sujet de son zinzin, histoire que tout soit bien clair dans ta tête avant de lâcher ton numéro de CB à n’importe qui. 

Ca va mieux ? Bon, on va pouvoir passer aux choses sérieuses : Nico Fidenco ! C’est pas beau ça ? Les deux premières B.O.F conçues par le romain de la case à Irène pour la saga Black Emanuelle, éditées par le label italien Dagored le 23 septembre prochain ? Et en vinyl, s’il vous plait ! Non seulement les pochettes sont splendides, mais le LP « Black Emanuelle » sera doté d’une cover gatefold  (#Jacket features deluxe double UV coating) quand celui de « Black Emanuelle : Orient reportage » bénéficiera d’un traitement de, heu … « 45rpm Audiophile Quality !». Eh ben t’apportes le tout chez Berlitz si tu veux, mais ça ne va pas changer le prix au kilo pour autant …
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Pour finir, la große (décidément !) affaire du mois de septembre sera l’occasion pour nos amis sans le sou mais néanmoins dispendieux de se réjouir de l’état de leurs finances ; si tant est qu’elles leurs permettent de lâcher une quinzaine de pions dans un DVD, car celui-là vaut vraiment le coup ! Et nous parlons ici de deux putains d’inédits, les amis ! Tout du moins, d’un putain d’inédit – Emanuelle e le notti porno nel mondo N°2 – et d’une vraie rareté pour le commun des gemserophiles francaouis (nous en sommes, rassurez-vous …), le mythiquement con « International Prostitution » de Sergio Gobbi, carton plein des vidéoclubs hexagonaux en son temps, jamais exploité hors format VHS, et tombé depuis dans les limbes d’un oubli pas franchement mérité tant le film de Gobbi est bon enfant et rafraichissant de bétise. Damned ! quand on pense qu’il doit exister quelque part des PLV de la chose… Quoi qu’il en soit, entre Marina Frajese qui se tape un gorille salace à fermeture éclair dans « Emanuelle e le notti porno nel mondo… », et la fugace apparition de Brigitte Lahaie dans une boite à partouse bruxelloise à la dixième minute d’« International Prostitution », le DVD « Laura Gemser Double Feature » d’Illusions Unlimited tape indéniablement dans le haut niveau d’intellect exigé. Evidemment, tout ceci est en allemand non sous-titré et niveau bonus c’est la dèche… Et alors ?! Une édition Blu-ray de la chose est annoncée pour à peine dix euros de plus, et les deux formats seront disponibles à partir du 29 septembre 2014. Que demander de plus ?
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– X-Rated –
https://www.facebook.com/pages/X-Rated/320537401434032
– Dagored (via Lita.rec) –
http://lightintheattic.net/releases?all_labels=false&label_list%5B%5D=124
– Illusions Unlimited –
http://www.illusions.at/