Archives pour la catégorie Tribute

Précommandes Trash Times #19, janvier 2019 (Fr.)

La campagne de financement participatif du 19e numéro du prozine Trash Times casse la baraque comme seule la France à Macron semble savoir le faire. Les revendications sont simples et non négociables : Des meufs, des flingues et du Rock’n’Roll, séance tenante ! En attendant l’appel au calme consécutif à la charge de la flicaille, vous pouvez choisir vos contreparties via la plateforme Ulule, et ainsi acquérir T-shirts, goodies, rééditions, abonnements et anciens numéros à des tarifs allant, à la louche, de 5 à 30 litres de « sans plomb » à la pompe sur Paris Intra-muros… Ah, on me dit que c’est moins cher en Espagne !

Trash Times Redux 19

Communiqué : « Trash Times, c’est 22 ans de parutions apériodiques au service de la culture populaire rétro, une revue « de niche » qui n’existe que grâce au soutien inconditionnel de ses lecteurs. Pour garantir la poursuite de nos aventures éditoriales indépendantes en 2019, avec à la clé la publication du dix-neuvième numéro de votre revue, nous vous invitons à rejoindre cette campagne de précommandes en collaboration avec Ulule. » (Source texte Trash Times)

Trash Times Redux 19 Ulule goodies

Précommande de Trash Times #19 sur Ulule : ICI / Le site Trash Time Redux : ICI / Page Facebook : ICI

Cardiac Arrest / Surgikill 7-inch split, sept.2018 (USA)

Cardiac Arrest split Ep 2018 BladeViolent

« Nero One Records proudly present the ultimate in death metal mania with this massive split. Much like the historic split 7 inches of the « golden era » of death metal back in the late 80s/early 90s, this split has two of the underground’s deadliest bands.

Chicago’s mighty CARDIAC ARREST needs no introduction. This legendary band has entered elite status with their style of « Heart Stopping Death Rot ». The heaviness and intensity that we have come to know and love with this band of creeps is on full display here on their song.

Not to be outdone, the equally crushing death metal « super group » SURGIKILL bring their brand of horrific death metal terror to the bloody party with their song. Also heavy and intense, these freaks damage the senses with full on brutality. Not for the weak! Not for wimp fucks!

This is a split for the ages and an instant classic. Don’t be a fuck up and miss out on this one! » (Nero one Records – Cardiac Arrest Bandcamp)

Cardiac Arrest – Bandcamp : ICI / Facebook : ICI / Instagram : ICI / Lps, CDs, T-shirts : ICI / Tough Riffs magazine interview : ICI

Surgikill – Bandcamp : ICI / Facebook : ICI / Nero One Records – Bandcamp : ICI / Facebook : ICI

Venantino Venantini (1930-2018)

Venantino Venantini - LUI avril 1971C’est toujours la même vanne de « l’hommage », en somme. La même galère, les mêmes plans relous du quoi faire, comment, d’à partir de quand y a prescription, surtout. Là encore, rythme et tempo 2018, marche ou crève. J’ai plus le jus, je crois. Je suis fatigué. Retours sur une filmographie exemplaire ? Pfff ! Y’a Le Monde et Libé pour ça. Qui le font très bien en plus. Et puis, à titre personnel, j’ai jamais été très inspiré par la mort des autres. Heu… Encore moins par la mienne, crois-moi. En fait j’ai un problème avec les gens actifs, les gens qui font, ou qui ont fait, et dont il faut parler a posteriori. Sa Vie, Son Oeuvre, tout ça. Ca me renvoie inévitablement à la vacuité de ma propre existence, j’aime pas trop. Alors le Venantini, forcément, pas loin de 200 films au compteur, c’est le casse-tête…

C’est à dire que je m’aperçois qu’il n’y a pas grand chose à même de résumer plus exactement la versatilité de mes envies de cinéphile que la filmographie de Venantini. De nos premiers De Funès aux Lautner cultes de nos parents (Antenne 2, FR3: Merci!), des « post-apo » de notre adolescence aux Fulci teigneux de nos 20 ans, de Richard Donner à Jean Yanne à Benchetrit, d’Emmanuelle à Emanuelle; jusqu’à ces toutes dernières années, nous n’avons que rarement passé plus de six mois sans un Venantini aperçu au détour d’un casting de film vu à la télé, enfant, puis englouti, jadis par un lecteur VHS, aujourd’hui par un lecteur DVD, et peut-être à l’avenir par un lecteur Blu-ray, qui sait ? Les formats changent, ça me va, tant qu’il y a un peu de Venantini en dedans, ça fait sens, je crois.

Il y a deux ans de cela, courant octobre 2016, Venantini était l’invité d’honneur de l’émission T.V « Stracult », sur la Rai. Il évoqua brièvement le couple Gemser-Tinti, visiblement ému. Il dit toute la gentillesse et les beaux yeux de Gabriele, puis nota qu’il avait présenté les futurs époux l’un à l’autre lors du tournage de Black Emanuelle. Venantino avait déjà travaillé à de nombreuses reprises avec Tinti, aussi avait-il fait la connaissance de Gemser lors d’« Amore libero – Free love », vers 1974, peu avant le film d’Albertini. On le voit aussi aux coté de Sylvia Kristel dans une jolie scène d’« Emmanuelle 2 » de Francis Giacobetti…

De fil en aiguille, nous nous remémorâmes cette session photo découverte dans les pages Mode d’un vieux numéro de LUI, dont nous avions récupéré tout un stock aux puces de Vanves, il y a presque un siècle de cela. C’était le numéro 87, d’avril 1971. Silvia Dionisio (Pas encore Mme Deodato) était en première de couv’, shootée par Raymond Depardon un ballon de rugby dans les bras, des chaussettes Stemm au pieds. A partir de la page 130, Francis Giacobetti enchaînait huit impeccables clichés de quatre modèles, dont un Venantini, mince, racé, vêtu d’un ensemble jersey Eural (Tergal et Laine) et d’un foulard Smalto, pour le détail coquet. Le fait est que cet homme avait la classe. Y compris en plein désert, autant dire en toute circonstance.

Gemserographie : « Amore libero – Free love » (1974), « Emanuelle nera » (1975), « Emmanuelle 2 » (1975), « Emanuelle nera: Orient reportage » (1976), « La via della prostituzione » (1978) / Les pastilles bio de Raymond Lurh : ICI

Mark Shannon (1939-2018)

Mark ShannonNous venons d’apprendre le décès de l’acteur italien Mark Shannon par l’intermédiaire du compte Instagram du magazine spécialisé Nocturno. Shannon, de son vrai nom Manlio Cersosimo, fut une figure indissociable des réalisations érotiques, puis pornographiques, de Joe D’Amato au début des eighties. En l’espace de trois ans, entre 1980 et 1983 plus précisément, il tourna une vingtaine de films avec un Massaccesi totalement déchaîné, qui enquillait alors les tournages surréalistes dans une sorte de fuite en avant insensée, parfois pour le meilleur, mais plus souvent pour le grand n’importe quoi. Vingt films en trois ans, le tout entre Saint-Domingue, Rome et Hong Kong ! Certes, une bonne partie de sa filmographie baigne dans les eaux de la pornographie pure et dure. Et alors ? A titre personnel, j’échange tout putain d’Eli Roth contre n’importe quel porno avec Brigitte Lahaie; et je ne suis pas le seul, je vous prie de croire ! Porno, donc. On a lu l’histoire, c’est lors du tournage du sympathique « Le Porno Killers » (A mon sens co-réalisé par Massaccesi) en compagnie de la plantureuse Carmen Russo, que Shannon, incapable de réprimer une érection lors d’une scène particulièrement chaude, se serait fait « remarquer », et aurait par la suite accepté de collaborer avec D’Amato dans certaines des premières productions hardcores transalpines. Dans le lot, soft ou hard, à boire et à manger. Du lourd, avec ce « Caligola – La storia mai raccontata », du haut niveau, façon « Sesso nero » ou « Orgasmo nero », du bancal mais gentiment culte, tels ces « Le notti erotiche dei morti viventi » et « Porno Holocaust »; et puis du plus cheap, du vite fait, du tourné à l’arrache pour tout dire, mais étrangement, du pas moins fascinant la plupart du temps. D’ailleurs, en hommage au défunt homme de l’Hard, nous allons dès ce week-end réviser, non pas ses multiples collaborations avec Laura Gemser, mais plutôt les formidables pornos que sont « Bocca Golosa », « Labbra Vogliose » et autre « Le porno investigatrici ». Car oui, à Chez Roubi’s nous bandons aussi pour Françoise Perrot !

La biographie de Mark Shannon par Maniaco Deprebis  : ICI

Fiches des films « Caligola – La storia mai raccontata » : ICI / « Le notti erotiche dei morti viventi » : ICI /  « Porno Esotic Love » : ICI

The Other Anita, The Life & Films of Anita Strindberg

anita strindberg - fulciNous sortons de notre réserve rédactionnelle quelques instants afin de vous suggérer de suivre au plus près cette page Facebook dédiée à la bombastique Anita Strindberg, titrée « The Other Anita – The Life and Films of Anita Strindberg » (rapport à la pépée de La dolce vita, tu suis ?), et dont l’auteur promet du lourd pour les mois à venir, puisqu’il s’agit ici de faire la promotion d’un ouvrage entièrement consacré à l’actrice, le tout sur fond de financement participatif et tout le tintouin… Autant dire que l’on évoque à cet instant le truc le plus excitant qu’on a entendu causer depuis des lustres et le papier peint qui va avec. Restez branchés donc, car on peut d’ores et déjà affirmer que ça sent très bon niveau sérieux de l’entreprise, notamment en ce qui concerne la documentation, le matériel inédit et le fan service. A tel point qu’il semble que la suédoise elle-même apporte sa contribution au projet. Et puis si comme nous t’as pas de compte Facebook, pas de panique, tu cloques cette adresse dans tes favoris et tu zieutes en loucedé la progression de l’affaire, ça marche aussi : The Other Anita – The Life and Films of Anita Strindberg