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Joe D’Amato, un nihilisme passif

C’est toute fin janvier, alors que nous profitions d’un repos amplement mérité au bord de la piscine du Royal Intercontinental Palace de Palma de Majorque, que nous fûmes brutalement sortis de notre torpeur par l’irritant vibrement (carrément insupportable même, car relayé par la structure métallique de la table à drink jouxtant notre transat molletonné) … par l’irritant vibrement de notre Smartphone dernier cri. « Bordel de merde !» Que j’lance alors dans un élan de spontanéité assez typiquement latin à l’être amoureusement lové sur mon épaule bronzée. «Bordel de merde ! Si ç’a encore à voir avec la gourdasse javano-batave ou avec le ministère des finances, ça va chier ! ». De fait, après avoir pris connaissance du document joint au sibyllin : «Ton texte Connard ! », nous en déduisions que :
1) Nous n’avions rien compris au message, que :
2) Il n’avait pu être envoyé que par une personne à emploi précaire ou stagiaire Chez Roubi’s, et que :
3) La photographie s’affichant sur l’écran de notre petite merveille de technologie sud-coréenne était celle d’un Joe d’Amato méconnu et mésestimé et qu’il était grand temps de remettre les pendules à l’heure une bonne fois pour toute à son sujet parce que bon.
Nous restâmes songeur un court instant, puis, les mois passés, nous nous exprimâmes en ces termes :
– « Pablito, fais tes valises et va demander à tes parents une autorisation de sortie du territoire, on rentre à Paris ! »
– « Ma, per che cosa ? »
– « Pour rendre justice Pablito. Pour rendre justice … »
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« Rendre justice à cette liberté d’expression foutraque et roublarde, à ces excès de genre celluloïds en tous genres (mais celluloïds !), à ces pains pop’art dans la gueule, coups de lattes craspecs dans les rouleaux d’une industrie en roue libre et obsessions érotiques fiévreuses à la mode de quand les jupes des filles n’étaient pas accessoire mais bel et bien raison d’être de l’érotomane érudit, convaincu que l’on a jamais aussi bien filmé une femme de dos que François Truffaut. Qu’on l’écrive une bonne fois pour toutes : Joe D’Amato n’était pas n’importe qui ! » Pas n’importe qui, ni n’importe quoi, d’ailleurs … Car sinon logo d’or scellé, au fil des ans D’Amato est du moins devenu label certifié. Label porno tellement prégnant en la botte que ses actrices « straight » se refusent souvent à évoquer leur(s) collaboration(s) passées avec le maestro-minimo sous son pseudo, de peur que l’on puisse croire que … Des fois que l’on pense que … Alors on parle de Massaccesi. Aristide Massaccesi. Et on laisse D’Amato à son porno. Pourtant, le bonhomme détestait ça. Vraiment.
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En ces années 80 à l’agonie, la main mise de Berlusconi sur la Rai et son développement commercial agressif délirant va en faire le diffuseur principal de séries B « All’Italiana », le producteur aussi, de fait. Dès lors, on créer en fonction des désidératas de la toute puissante chaîne et de ses ramifications cathodiques, le public est submergé de téléfilms et de films qu’il n’a plus aucune raison d’aller voir sur grand écran et les artisans du cinéma le plus dingue et malfamé de la planète péloche plient les gaules et vont bosser pour Berlusconi et ses sbires, trop heureux de récupérer des cadors capables de tourner en un rien de temps avec 3 francs 6 sous. Tous ou presque déposent les armes ou entrent en les rangs de la Rai. Massaccesi, non. Il trouvera plus opportun (Mais avait-il le choix ?) et nettement plus lucratif de se consacrer à 100% à la réalisation de bandes ultra- chiadées pour adultes onanistes exigeants, exprimant son besoin vital (c’est indéniable) de filmer le mouvement, fût-il coïtal, dans des exercices de style assez rares dans le domaine en question : Ralentis systématiques fascinants, plans visages serrés au possible, le tout en costumes d’époque et emballé dans de la VRAIE pellicule. Néanmoins, même si beaux et techniquement irréprochables, les pornos D’Amato sont rarement bandants. Car trop éloignés de sa sensibilité d’érotomane désuet, sans doute.
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Il m’aura fallu du temps avant d’accepter l’idée même de considérer D’Amato comme Auteur. Et pourtant …
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Franc amateur de fange pelliculée, d’humour involontaire, de mauvais, de fauché, de mal branlé, d’outrageusement nauséabond et surtout de pathologiquement con, je n’ai bizarrement jamais prêté plus d’attention que cela à l’œuvre de Joe D’Amato … Trop occupé à goûter Rohmer et ses dialogues pataphysiques ou savourer la beauté graphique du moindre pet Kitano, j’ai longtemps survolé le territoire sans jamais m’arrêter faire le plein.
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Manquait-il vraiment auteur aux cimes de cette paire de dieux ? Putain, ouais mec ! Car en ces jours précis où la moindre putain de série télé est écrite par le moindre putain de nouveau génie du néo roman  « AzimOrwellien», cynique à dégueuler mais néanmoins loué par les bergers de cette saoul culture de masse revendiquant – par pure masochisme, dira-t-on – après leurs harassantes journées de cadres de mes deux le droit à s’injecter des produits de « qualité », flattant – pensent-ils – l’intellect par simple citation des dérives fascisantes de nos sociétés malades ; parce que l’ennemi sera toujours Brett Easton Ellis et parce que je me refuse à crever avant Houellebecq : Dieu lis-moi ! Entends et donne à voir à nouveau la saine rengaine commerciale d’un D’Amato réincarné, affranchi, libre, les autres puissent-ils brûler dans les flammes d’un enfer pour glands sans avoir rien compris à rien, jamais !
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Comme bon nombre de réalisateurs italiens de sa génération, Massaccesi est un enfant de la balle. Il traîne dans les studios de la Cinecittà, accompagne son paternel, électricien de plateau, et donne un coup de main quand l’occasion se présente. Après des études expédiées fissa, il va bosser un temps pour Eugenio Bava, père du grand Mario, puis plus tard pour le maître lui-même sur le tournage d’un bijou graphique au titre français très con : « Hercules contre les vampires ». Massaccesi va enchaîner les films et les postes, travailler pour les plus grands cadors comme pour les plus obscurs tacherons Zédars sans aucun sens de la mesure. A ce titre, son C.V est simplement hallucinant. Plus de 200 films dans lesquels partouzent en vrac : Cow-boys anémiques, zombis lubriques, tueurs gantés, néo-hippies, proto-bab’, anthropophages, nones délurées, putes obèses, tortionnaires, psychopathes, priapiques, Gladiateur du Futur – ni gladiateur – Gladiateurs du Texas – ni gladiateurs, ni du Texas – ainsi qu’un Conan unanimement reconnu comme encore plus con que l’original, pas forcément des plus barbare, mais unanimement reconnu comme encore plus con que l’original.
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Et puis des Meufs. A gogo, partout, tout le temps.
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Les gonzesses c’est sa marque de fabrique à Loulou. Oh, pas que ! On aborde moins souvent ses talents de directeur photo, son sens de la prise de vue  en vase clos, moins encore ses plans caméra à l’épaule tournés à l’arrache, lorsqu’il se heurte presque aux comédiens, lorsqu’il doit se frayer un chemin à travers eux, perdu dans une mise en scène évoquée au pied levé quelques instants plus tôt, juste avant l’« Action ! », spontané dans le kamikaze le gars, jusqu’au bout. Il suit souvent à distance aussi. Planqué derrière un padoque, une porte ou une sépulture, qu’importe.
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Mais avant d’en arriver là, Titide va bosser comme un âne. Les budgets ridicules des films sur lesquels il commence sa carrière de cinéaste le condamne à l’évidence de l’action et à l’utilisation massive de séquences tournées pour d’autres productions. Certains de ces films sont par ailleurs entièrement « construits » autour de stock-shots ou de scènes d’action inexploitées, filmées par d’autres et rachetés à bas prix ; pour un résultat la plupart du temps lamentable mais indéniablement rentable et, in fine, cohérent d’un strict point de vue narratif. Déjà D’Amato sait faire, mais ne s’en vante pas trop …. Le mec joue sur plusieurs tableaux. Directeur de la photographie demandé, chef opérateur accompli,  spécialiste de la « caméra qui gigote », professionnel polyvalent, reconnu et apprécié, acteur même, parfois, il refuse catégoriquement d’être crédité pour son travail de réalisateur dans les productions cheap qu’il enchaîne à une cadence infernale au début des années 70. Des prêtes noms s’occuperont de porter le fardeau de ces navets et s’en accommoderont sans états d’âme. Néanmoins, D’Amato se prend au jeu et se lance bientôt dans une foire d’empoigne au grand n’importe quoi cinématographique.
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Massaccesi est un cinéaste frontal mais, in fine, un auteur complexe. Sang pour sang pure jus de boudin. On se doute de ce qu’il y a dedans mais on ne sait jamais Vraiment. Nous ne pouvons que noter la récurrence de certains thèmes, de certaines situations, de certaines scènes, tout au long de sa pléthorique filmographie, de celle que nous qualifierons « d’assumée », donc de personnelle.
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La graille – et plus précisément la mastication – qu’elle soit de nature anthropophagique ou non, trouve une place de choix parmi les obsessions « massaccesiennes », ainsi que l’émasculation – parfois couplée à l’anthropophagie – et de manière plus générale, la mutilation. Les hôpitaux, les cliniques, les asiles et à fortiori les morgues, sont invariablement représentés comme des zones de non-droit, excroissances de l’univers carcéral, la profanation du corps y est quasi-systématique, les relations sexuelles y trouvent un cadre idéal, y compris dans ses pornos. Evidemment le voyeurisme, une touche de nécrophilie et ce rapport obsessionnel à la mort mais aussi, et c’est plus surprenant, la danse ! Il faut l’écrire, c’est important : Il est de toute évidence de ceux qui pensent que le cinématographe ne fut créé QUE pour filmer de la trémoussante. Quoi d’autre, sinon ?
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Dans ce domaine, il évoque parfois les illustres : « 8 ½ » de Fellini (1963) ou l’effeuillage de Sophia Loren dans « Ieri, oggi, domani » (Vittorio De Sica, 1963) tous deux cités dans le texte de son craquant « Voto di Castità », par exemple ; Et puis Rosemarie Lindt torturant à coups d’ondulations félines un Luigi Montefiori au bout du rouleau dans son chef d’œuvre « Emanuelle e Françoise le sorelline» (1975), Laura Gemser et son serpent salace dans « Eva Nera » (La zoophile est une autre de ses « marottes ») ou le free style de la belle Lucia Ramirez sur une plage de St Domingue dans Sesso Nero, la série « Le notti porno nel mondo », incorrectement attribuée à Bruno Mattei, alors que ça pourrait ; sans oublier « La nuit fantastique des morts-vivants » et cette scène stupéfiante lors de laquelle une gogo danseuse réussit l’exploit de déboucher une  bouteille de mousseux sans se servir, ni de ses mains, ni de ses pieds … Ni de sa bouche.
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Lamentable ? Vulgaire ? Putassier ? Oui, tout ça. Et surtout rien de moins ! D’Amato va devenir l’équivalent cinématographique d’un groupe de « Death Metal » ; un bien con et bien saignant … Un truc comme Cannibal Corpse, tiens ! Parfait ça, Cannibal Corpse. En son temps, un journaliste avait conclu une chronique formidable sur le groupe en écrivant à l’adresse des gamins lecteurs : « Allez-y ! Vos parents ne peuvent pas et ne pourront JAMAIS aimer Cannibal Corpse ! ». On n’a jamais élaboré meilleur argument de vente. D’Amato va se faire une réputation internationale grâce à son aisance à annihiler toute forme de bienséance, à constamment repousser les limites du convenable, du tolérable, en jonglant avec des scènes de cul hardcore et de la violence gore. Soit l’assurance d’une censure quasi systématique de ses œuvres pour leur exploitation en salles ou en VHS, parfois de procès, mais aussi d’une publicité à peu de frais et d’une rentabilité maximale.
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Nous l’écrivons sans faux col : Dorénavant D’Amato va se faire des couilles en or ! Car l’acte gratuit, frontal, libérateur, Anar’ jusque dans sa moelle, à l’étalée, sans toast, très classe ouvrière dans le fond, hurleur primaire primitif et tellement fun car sans complexe aucun à donner au voyeur ce nécessaire à montrer, au moins une fois, comme ça, pour dire qu’on l’a fait, quand il faut que ça dérape sinon quel intérêt ? va devenir sa marque de fabrique et le faire entrer de son vivant au Panthéon du cinoche mal baisé. Que les choses soient bien claires, on n’oublie pas un D’Amato « grand cru ». Il suffit d’une scène, parfois même d’une idée !
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Ainsi le prolo fera toujours mieux de poser une RTT que de démarrer la journée par une trépanation à la scie circulaire car ça pousse au syndicalisme. Ainsi le queutard frénétique apprendra à ses dépends que, contre toute attente, une bite ça peut rester coincé entre deux molaires. Ainsi le tortionnaire chinois violé par son berger allemand laissera à penser qu’en 1977, déjà, l’outre Rhin développait une politique de compétitivité pas mal agressive pour parer à toute forme de délocalisation extrême orientale ; bien sûr la séquence snuff-likeultra-tendue qui traumatisa Cronenberg au point de lui inspirer un scénar’ Vidéo-machin et ce type qui bouffe ses entrailles et gobe un fœtus humains façon sashimis après avoir mangé son fils. Aussi l’aventurier célébré par une bande Viêt grimée cannibale lors de sa découpe (dans le sens de la largeur), pleurant malgré l’ambiance festive sa femme fraîchement dissociée (dans le sens de la longueur), et l’inoubliable vengeance d’une Gemser qui fait introduire un cobra dans le rectum du meurtrier de son amante, fait D’Amato un Anti- poète du macabreet un vrai déconneur.
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Pillage et déconne. C’est certainement ce qui caractérise le mieux la démarche surtout pas artistique  du bonhomme, dont le sommet de roublardise demeure sans nul doute l’exploitation de la série Black Emanuelle; qui laissa le producteur du carton international de Just Jaeckin sur le cul et Sylvia Kristel hilare jusque dans son autobiographie, 30 ans plus loin.
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Avec l’Emanuelle Nera, D’Amato  fait feu de tout bois et enchaîne une tournée mondiale du grand n’importe quoi soft-core, laisse libre cours à ses pulsions mondo et devient dévot d’une actrice incapable d’être quiconque d’autre qu’elle-même. Une gamine qui le hisse durant trois années de folie pure, à la tête d’une série d’œuvres pop réjouissantes et incroyablement lucratives, dont l’acmé est sans conteste « Perché la violenza allé donné ? ». Et puis ? Et puis rien, on remballe. Quelques soubresauts ci ou là, un paquet de bons moments et ces crises de rire face à l’énorme, au c’est-pas-possible, mais toujours cet axe féminin central, maltraité (souvent) mais bien présent, tremplin à tous les débordements graphiques, miroir à peine déformant de Moi, voyeur barbare, comme un moteur nécessaire au « Moteur ! », comme un réflexe, un réflexe … Voilà, d’auteur !
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Le lendemain de sa disparition, un quotidien rital a titré : « Le roi du porno est mort ». Faut-il être con pour oser une telle chose ! Pour D’Amato, le porno fut – certes – une manne financière non négligeable mais avant tout un aveu d’impuissance face à l’inéluctable : La mise à mort de l’industrie cinématographique italienne. Que faire alors ? Continuer. C’est un job. Un tourneur-fraiseur tourne-fraise, un maçon maçonne, un con flic et Jean-François Copé hurle au parisianisme. Pour faire comme si. Comme si ça n’était pas qu’un fond de commerce. Comme si Paris n’était pas aussi belle en ses pôles qu’en son centre, comme si la rive gauche n’avait amené que la syphilis et pas un paquet de super pépées peu farouches à une époque où l’on avortait pourtant à la tringle à rideaux, comme si la province était une fille bien … Des filles bien, D’Amato en filma des tas. Des qui valaient bien les autres.
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Nous étions sous la douche et je savonnais vigoureusement les reins de Pablito en lui shampouinant le cuir chevelu de mes deux mains expertes, lorsque le téléphone Sony. Nonchalamment drapé de soie – car le cachemire humide c’est très chiant – au sortir d’une salle de bain qui avait toujours eût, rendons-lui cet hommage, l’élégance de rester en l’état en lequel papy fit sont acquisition – sous l’occupation, autant dire il y a des siècles – et ce malgré d’incessants va-et-vient, dans toutes les langues et de les toutes pointures … De marbre, nous décrochâmes le combiné :
– « Kékignâ ? »
– « C’est moi, Connard ! »
(Ooooh … Mon chef adoré, mon directeur de publication, mon âme, mon maître qui n‘en peut plus de me féliciter de l’alerte prose qui caractérise ma plume flamboyante quand on la chatouille, et qui a, très certainement, je ne puis en douter, goûté mon verbe comme d’autres un élixir magique, certes subversif, mais tellement Moi)
– « Oui, maître… »
– « Tu peux me dire comment je vais expliquer à l’éditeur qu’on lui envoi 5 pages sur un pornographe rital alors qu’il nous a demandé une biographie illustrée de Françoise Giroud ? »
– (…)  « Vous… Vous n’êtes pas Chez Roubi’s ?! »
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(Fouchtra & Rostand – Mars 2014)

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