Archives pour la catégorie Editos

Édito février 2019

Édito fév.2019C’est qu’il en deviendrait presque drôle l’autre con ! Je sais pas si c’est du perso ou si on lui écrit ses vannes, mais le sketch de « Jojo le gilet jaune », dans le genre comique de répétition ça envoie le jus, non ? C’est-à-dire que la surenchère c’est un style, mais c’est comme Monty Python, ça plaît pas à tout le monde. Faut être dans l’esprit du bordel, sinon t’as vite fait de quitter la salle et de te pointer dans une agence du Crédit Lyonnais pour y refaire la déco à grands coups de cocktails Molotov, c’est le risque.

À ce titre, je trouve les gens vachement zen dans l’ensemble… Je veux dire, face au Macron qui se prend pour un chef de gang façon « Les Guerriers de la nuit », punk à chien d’un Establishment garant du sacro-saint Ordre Républicain (Ah bon?), porte-parole d’une France aphone, malmenée par ces « Factieux » (Ah bon?), une France qui n’aurait qu’un désir, faire paisiblement ses courses le week-end sur les Champs-Élysées (Ah bon?), sinon de consommer, dans des rues commerçantes moches, de villes de province moches, des produits moches fabriqués dans des usines moches d’un Tiers-monde, Demi-monde, Monde, rendu dégueulasse à force d’exploitation, de cynisme et de vénalité. « Pauvre France » lit-on de toute part, alors que « Pauvre Monde » en fait.

Mais quand même, faut avouer, ici ça va pas fort non plus. Pas parce que ça se tatane, hein ! Non, d’autant que ça se tatane globalement peu, bien moins que l’ORTF voudrait nous faire croire en tout cas. Ou plus exactement, ça tatane du côté de la matraque et du LBD; mais ça, on a pigé depuis un moment que c’est pas super halal aux infos, donc motus… La seule chose dont on soit sûr en revanche, c’est que les services d’urgence sont pas blindés de flics à l’agonie. Non, c’est pas une preuve, c’est un signe.

Ce qui fait que ça va pas fort, c’est qu’il semble désormais impossible à quiconque dans ce pays de se s’opposer physiquement à ce fameux système politico-financier que tout le monde il est contre, sans être immédiatement acculé dans le résistant cordage du racisme, de l’antisémitisme, de la xénophobie et du sordide d’Extrême Droite; sinon de l’anarchisme violent, voire de l’  « Ultra » Gauche totalitaire. Je sais, faut être souple. (1)

Car c’est bien de cela qu’il s’agit, prétendre agir pour le bien commun en s’en emparant (du bien commun), et le cas échéant, disqualifier toute forme de contestation « Ultra / Extrême », forcément, sous couvert de lutter contre LA BÊTE IMMONDE, cette fameuse… Que ferait-on sans elle, franchement ? Que serait la classe politique française sans Poutine, LES HEURES LES PLUS SOMBRES DE NOTRE HISTOIRE et les régimes dictatoriaux d’Amérique latine, je vous le demande ?

Édito fév.2019 - 2

Ainsi Mme Michu – qui se les gèle sur son rond-point depuis douze semaines, et dont le gamin a peut-être perdu un oeil lors d’une manif’ – serait-elle alternativement manipulée par le Kremlin, Steve Bannon, le dangereux putschiste mitterrandien Jean-Luc Mélenchon, et une bande de néo-nazis qui ferait passer l’ex fi-fille à son papa Le Pen pour un parangon de vertu républicaine, sans qu’à aucun moment on ne puisse concevoir le fait que Mme Michu, de son rond-point, à tout ce beau monde elle lui pisse au cul !

Mais il est vrai que pour ce faire, il faudrait s’intéresser un tant soit peu à la vérité, sans constamment chercher à la travestir pour ses intérêts personnels ou ceux de sa hiérarchie. Car en vérité je vous le dis, La Vérité n’est plus. En 2019, La Vérité c’est chacun qui voit. C’est comme la chaude-pisse, chacun la sienne, pis t’es prié de pas mettre ton nez dans celle des autres, merci bien.

Le Boss lui-même, dans son fameux sketch « (Du travail) Je traverse la rue et je vous en trouve », fait preuve d’un rapport à la vérité tout relatif, n’hésitant pas à convoquer pour l’occasion un De Funès affirmant dans « Le Tatoué » : « Quand j’étais tout petit j’étais pauvre, pauvre, pauvre… Alors j’ai travaillé et je suis devenu riche, riche, riche ! ». Si cette vérité présidentielle correspondait en quoi que ce soit à celle des millions de travailleurs pauvres, pauvres, pauvres de ce pays riche, riche, riche, j‘aime autant vous dire que La Française des Jeux serait devenue une association de quartier depuis belle lurette, et Les Restos du Coeur ce qu’ils auraient toujours dû être, une vanne pas drôle, un bide total.

Hors, non seulement ce n’est pas le cas, mais vous êtes priés de continuer de marcher droit et surtout de fermer vos grandes gueules d’affamés, sinon pan-pan tutu. Affirmez que Macron roule pour les riches avec l’argent des pauvres : Populisme, jeu du Front National ! Que c’est un ancien de la banque Rothschild, que son gouvernement est un fief de lobbyistes : Antisémitisme, circulez ! Que ses flics bastonnent, mutilent, éborgnent, et jouissent : Islamo-gauchisme, en taule ! Qu’on l’imagine bien sucer Benalla entre deux passages à tabac de manifestants : Complotisme ! Homophobie ! Sombre merde ! Oui, certainement un peu de tout ça, et s’il en reste vous me le mettez quand même, j’en ferai bon usage.

Car s’il est une chose évidente, c’est que la radicalité politique d’une gouvernance amène à la radicalisation politique de ses opposants, autant que d’atténuer sans cesse les nuances chromatiques, on se retrouve vite fait avec du noir et blanc, une pensée binaire, du « pour » ou du « contre », et plus rien au milieu.

A.R

(1) Putain, ce nouveau truc aussi… Franchement les gars, va falloir vous habituer à pieuter à côté d’un dictionnaire si vous voulez pas vous faire violer les neurones pendant la nuit. Alors… définition d’ « Ultra » dans le Larousse : « Personne qui pousse à l’excès ses opinions ». En sachant qu’en France l’Ultra Gauche ça commence à Méluche, je te laisse imaginer le profil du type qu’a voté Philippe Poutou en 2017. Brrrr… De l’écrire j’en frissonne !

(2) Photos non créditées – Source Twitter.

Édito janvier 2019 :

goodbye emmanuelC’est moi ou on a définitivement perdu le président ? Sérieux, le gars tu vois sa tête à la télé, on dirait Donald Pleasence dans New York 1997 ! Putain, mais calme-toi Manu ! Respire, fais du sport, va à la pêche, prends six mois de vacances, baise, re-sour-ce-toi ! T’as l’air contrit, t’es tout crispé, tu transpires qu’on jurerait que tu t’es assis par mégarde sur Rocco Siffredi… Pis arrête de tabasser les gens, c’est pas cool ! Ou au moins fais-le toi-même ! Toujours déléguer, déléguer… Ça devient chiant à la longue ! Il est de ces choses que l’on doit faire seul, comme un grand, sans se planquer systématiquement derrière plus fort que soi. A ce propos, je voudrais pas être flic dans les années à venir… Oh, putain ! les mecs ils vont prendre au moins pour autant qu’ils ont donné ! Déjà socialement parlant ça va être chaud pour leurs têtes de cons, les gars vont vivre dans une réalité alternative, un monde dans lequel ils ne peuvent décemment plus être policiers aux yeux de leurs concitoyens sans passer pour des tortionnaires, des putes ou des percepteurs… En même temps, flic, quelle drôle d’idée ! Pis tout ce bordel au nom de la sacro-sainte « Réforme » ! C’est bien simple, depuis que je suis en âge de lire le journal, n’importe lequel, le truc des élus et des ministres c’est « La réforme ». C’est une passion chez ces zouaves, « La réforme », kif-kif le catéchisme chez les curetons, ou le pied au cul chez les bidasses. Ils y passent un temps dingue à réformer ! Un fric fou, surtout. Du coup j’ai vérifié l’étymologie de « Réforme » dans le Littré pour être sûr; ben je vais rien t’apprendre, ça vient de « Forme », du latin « Forma ». Comme dans « formation » politique, ce genre… Bon, là-dessus y a Kant qui débarque et qui nous explique, en allemand et avec ses mots à lui, qu’il serait peut-être pas con de différencier « la forme » d’un concept , donc sa généralité, de « l’objet » du concept. Donc sa matière, sa substance, son fond. D’où l’expression politicarde de base à la j’t’embrouille poupouille : « Différencier le fond de la forme » d’un projet de loi, d’un discours politique, de papa sur maman, ou papa, ou maman sur maman, ou maman dans papa sur maman, bref ! fume, c’est du belge ! L’écologie par exemple. Dans la forme Manu il s’en occupe : Taxe carbone, transition énergétique, grenelle de l’environnement, marche pour le climat, tout ça… Mais dans le fond il en a rien à branler : Les gros pollueurs (Total, Lafarge, Mittal, tous en fait) sont exonérés de taxe carbone, qui n’a par ailleurs d’autre fonction que de compenser le manque à gagner de la suppression de l’ISF. Fond / Forme. Sécurité routière, limitation de vitesse, radars, péages, vous voulez ? Tabac ? Santé publique ? Lotto du patrimoine ? Evasion fiscale ? Carlos Ghosn ? Respect des lois et des institutions ? Manu, Manu, Manu… Si tu crois que c’est aux bisseux que nous sommes que tu vas la faire à l’envers… Des spécialistes de la Brucesploitation ? Des gars allaités à la flying jaquette, aux craignos monsters savamment planqués derrière des artworks insensés et autres rip-off italiens de Terminator, Rambo, Mad Max, t’es sérieux ?! Penses-tu sincèrement que nous sommes incapables de différencier le Fond de la Forme après toutes ces entourloupes ? Bordel, même Black Emanuelle elle a jamais été noire ! Aucun effort les gars…

Édito octobre 2018 :

ThatcherChic, un dimanche pluvieux ! Le dimanche pluvieux c’est quand même le meilleur ami du blogueur célibataire, sans enfant(s) à charge, et qu’a rien branlé depuis des lustres, qu’on se le dise. En plus c’est octobre, mois de merde s’il en est (qui ne souffre la comparaison qu’avec ce gros con de novembre, lui aussi über mois de merde), donc ça roule; clopes, café, gueule de bois, solitude, misère sexuelle : on est au top, ça va chier. Alors que s’est-il passé depuis tout ce temps, hein ? Rien. Refonte du blog, des trucs techniques bien chiants à gérer, sans aucun intérêt pour le lecteur, des embrouilles avec WordPress, la pub qui débarque sans prévenir, trop de matos accumulé depuis 2011 pour pas assez d’espace de stockage, ce genre… Il a fallu faire des choix, supprimer des posts, des photos surtout, déplacer nos archives vers un autre blog créé pour l’occasion, une sorte de site « miroir » permettant à l’utilisateur de consulter la documentation en dépit de ces embrouillamini qui ne le concernent en rien. C’est aujourd’hui chose faite, mais bordel que ce fut fastidieux ! D’autant qu’on l’adore la Gemser, et on l’aime ce blog, mais entre une prise de tête html et un couscous entre potes, clairement y a pas photo, si tu me cherches je suis au bistrot !

Bref, si vous voulez jeter un oeil au résultat de nos efforts, il suffit d’aller dans la section « Filmographie » du blog, en haut à gauche de l’écran, et de cliquer sur le lien « Fiche du film » correspondant au titre que vous désirez consulter, « Ator », « Voto di castità », que sais-je… Vous serez redirigé vers la fiche technique du film en question, comportant, si ma mémoire est bonne, le synopsis du film, les infos sur le casting, la réal, les boites de prod’, les dates d’exploitation pays par pays, les titres alternatifs de l’oeuvre sélectionnée, aussi des critiques ciné d’époque en divers langues, et puis bien sûr les affiches, les lobby cards, des coupures de presse, jaquettes VHS, DVD, etc. Une mise à jour sera effectuée chaque trimestre avec la liste détaillée des ajouts pour chaque film. C’est pas super sexy mais c’est encore ce qu’il y de plus simple pour le lecteur, me semble-t-il. Par ailleurs, il manque à cette heure quelques références, comme « Notti porno nel mondo » et le téléfilm « Skipper », on s’en occupe, promis. En ce qui concerne la page principale du blog, elle ne sera dorénavant consacrée qu’aux news, aux articles, aux biographies, et aux éditos éventuels. Et surtout à la Presse !

A ce titre, la section « Bibliothèque » du blog liste par ordre chronologique toutes les publications qui, à notre connaissance, consacrèrent leurs pages au cas Gemser. C’est totalement unique en ce sens que ces centaines de références constituent le listing le plus complet du ouèbe sur ce thème précis, et que vous pouvez évidemment consulter les pages des magazines, des fanzines et des livres référencés en cliquant sur le lien attribué à chaque publication.

Tiens, puisqu’on parle Publications et Référence : Vidéotopsie !

Videotopsie Filmirage p01

Certes, à l’instant où vous lisez ces lignes l’ultime opus du fanzine est déjà en rupture de stock; mais que voulez-vous, à Chez Roubi’s, las du tempo facebouquien et de l’analyse touiteurienne, nous cuisinons « minute » et adaptons désormais l’élaboration de nos bafouilles à notre emploi du temps. Il n’en demeure pas moins que nous avons dévoré le numéro consacré à Filmirage lors de courtes estivités (soit des festivités estivales) en territoire biarrot.

Videotopsie Filmirage p02

Réduite à la simple expression de ses trois rédacteurs – Ce qui nous laisse à penser que, soit les meufs savent pas écrire, soit le Bis c’est vraiment un truc de membrés -, la Vidéotopteam nous a rédactionné un maousse de numéro entièrement consacré à l’une des grandes obsessions franco-françaises de ces cinq dernières années : Joe D’Amato. Oui, encore lui ! Frise-t-on l’overdose ? Hum… Non jamais vraiment pour être honnête, et ce pour la bonne et simple raison que si le gros de l’affaire a largement été traité (Fanzines, livres, bonus DVD, sites spécialisés, etc.), il y a toujours à dire, à faire, et tant de recoins filmographiques à explorer, encore.

Videotopsie Filmirage p04

D’autant qu’il semble de plus en plus avéré que l’on n’aborde jamais aussi justement le sujet qu’en France. Je sais pas pourquoi. Peut-être le champ lexical, le nombre de neurones actifs, ou le fait qu’on soit champions du monde de football… J’écris ça en toute humilité, vraiment, mais à un moment faut quand même se rendre à l’évidence.

Videotopsie Filmirage p05

Les italiens, globalement, se contre-foutent de leur cinéma d’exploitation, et dans le meilleur des cas auto-éditent des bouquins imprimés sur papier chiotte avec la vigueur d’un fonctionnaire à six mois de la retraite; les ‘ricains, un temps à l’avant garde, sont des poseurs sous perfusion Instagram qui dégobillent inlassablement les mêmes clichés à base d’ « Infamousse », de « Sleazy », de « Sex & Gore », et de « Schlockmeister » mon zob;

Videotopsie Filmirage p06

l’Espagne relève parfois le gant, certes, mais elle aussi avec la vitalité d’un arthritique en rade de skunk; quand à l’Allemagne, comme d’hab’, elle nous rappelle les heures les plus sombres de notre Histoire, cette salope ! Pis en plus on parle pas la langue because on a opté pour Berbère LV2 au collège. Ce qui a franchement plus de gueule que le boche quand tu squattes un taudis de 10m2 à 800 boules par mois Porte de la Chapelle…

Videotopsie Filmirage p07

Tout ça pour dire que Vidéotopsie a de nouveau fait le taf, que l’on vous recommande d’acquérir tout ce que vous pouvez trouver sous son label, et qu’il va nous manquer ce fanzine. Vraiment.

A.Roubi

La boutique en ligne de Vidéotopsie Fanzine : ICI / Vidéotopsie chez Hors-Circuits : ICI et / Metaluna Store (Fb) : ICI

Analyse encore à peu près convenable de la série « Bamboula Emanuelle » par Raoul Touchant, porte-parole du syndicat de poliss Crim’&Châtiment

Bamboula Emanuelle chez les bamboulas (1975)

De quoi que ça cause : « Bamboula Emanuelle c‘est l’histoire d’une journaliste bamboula qui va chez les négros pour faire un reportage sur une tribu bamboula et qui se fait tirer par tout ce qui bouge, pire une brigade de la BAC dans le 9-3.

Comme c’est une négresse bien chaudasse – comme toutes les négresses, faut avouer – elle se prend dose de queues non stop, cette pute ! Et puis pour son petit goûter elle bouffe de la chatte, histoire de reposer son petit cul de gouine cinq minutes. »

Pourquoi qu’on aime : « Franchement c’est pas notre préféré de la série, rapport au fait qu’y a un max de négros dans l’histoire, et puis que j’ai pas tout pigé aux enjeux narratifs. La partouze dans le village bamboula par exemple j’aime pas trop ; les bouffeurs de Mafé ça me bloque la libido, j’ai pas pu bander. Le point fort du film c’est clairement la tournante dans le train avec l’équipe de basket. Déjà parce que j’aime bien le basket, et puis les scènes de viols en réunion à chaque fois ça m’enflamme le calcif. Enfin, c’est bien filmé j’veux dire… »

Cote d’interpellation (1/5) : Contrôle au faciès, tutoiement, vérification des papiers d’identité.

***

Bamboula Emanuelle – Reportage chez les niakoués (1976)

De quoi que ça cause : « Bamboula Emanuelle et son pote Robert (j’aime bien ce prénom) vont chez les faces de citron écrasé, parce que Robert doit y faire des trucs d’archéologique pour son taf de branleur. Une fois sur place elle rencontre un prince niakoué qui veut lui apprendre à se faire doser pendant des heures sans que ça lui brûle trop la chatte, genre pute de compét’, comme celles qu’on embarque au comico et qu’on forme nous-mêmes… Mais Bamboula Emanuelle ce qu’elle veut c’est faire des photos du roi des niaks, alors en attendant de le rencontrer elle se fait éclater le cul.

Après ça son pote bridé à petite bite se fait arrêter pour « raison d’Etat » (l’enculé !), du coup elle se casse chez les bougnoules où elle se gouine à bloc avec une petite gousse blonde bien débourrée ; une belle salope elle aussi… »

Pourquoi qu’on Nem (Humour!) : « D’accord c’est mieux que le premier, mais y a trop de gouinage à mon goût. On a beau dire, y a rien qui remplacera jamais une bonne bite bien dure dans une petite chatte bien serrée, pas vrai ? Encore y’aurait des godes, une scène de sodo ou des deep-throats en gros plans, je dis pas. Là aussi c’est la scène où la bamboula se fait violer par une bande de lascars qu’est la meilleure du film. En plus elle a l’air nickel à la fin de la tournante ! Comme quoi faut savoir pousser un peu avec les gonzesses : au début elles gueulent, après elles chialent pour avoir ton 06 ces putes… »

Cote d’interpellation (2/5) : Contrôle au faciès, tutoiement, injure, vérification des papiers d’identité.

***

Bamboula Emanuelle chez les ricains (1976)

De quoi que ça cause : « Celui-là ça commence à Nouillorque avec Bamboula Emanuelle qui se fait braquer dans sa bagnole par un petit pédé amerloque et qui décide de sucer le mec pour s’en sortir. Seulement comme c’est un petit pédé, le gars se casse en courant dès qu’elle lui touche le zob ! N’importe quoi ces fiotes… Après ça la petite pute renoi s’infiltre dans un harem pour un de ses reportages de fouille merde. Là aussi elle se fait bien fait tringler comme elles aiment,  y a même une scène avec un cheval mais elle participe pas, dommage. Du coup elle va en Autriche, à Venise plus précisément, où elle se tape une bonne grosse partouze bien crade avec des mecs qui baisent dans de la bouffe et tout. Et puis Bamboula Emanuelle décide de bouger sur une île où des vielles salopes payent des mec super bien montés pour les éclater à fond, parfois à plusieurs (comme quoi y a pas d’âge pour en bouffer!) ; et c’est là qu’elle découvre que y a des fondus qui baisent devant des snuffs films, donc des films où on bute des gens pour de vrai ! Putain, je rêverais qu’on me donne une enquête comme ça, comment ça tape sur un C.V ! »

Pourquoi qu’on aime : « Ah là, oui ! Là, d’accord ! Là on peut causer cinéma ! Je vais être honnête, hormis dans deux, trois gonzos ruskoffs j’avais jamais vu un truc aussi sensuel que les séquences snuffs de ce Bamboula Emanuelle ! Et j’aime autant vous dire que c’est pas un truc de tafioles à la « In ze moude for love », niakoués fiotasses et compagnie ! Nan, là c’est du vrai érotisme façon « Irréversible » ou « A serbian film », des trucs qui font bander grave ! »

Cote d’interpellation (5/5) : Contrôle au faciès, tutoiement, injures à caractère raciste, crachats, passage à tabac, viol en réunion, arrestation de la victime et dépôts de plaintes des agents de polisse pour rébellion, insultes et voies de fait sur personnes dépositaires de l’autorité public.

***

Bamboula Emanuelle autour du monde – Pourquoi la violence faite aux petites putes ? (1977)

De quoi que ça cause : « Alors celui-là j’ai rien compris ! Ca commence chez les pédés à San Francisco, ça bouge chez les indous (ou les pakis… les crève-la-faim à turbans, je les reconnais jamais), après ça continue en Autriche comme dans le précédant mais cette fois c’est à Rome, et puis tout à coup on est chez les niakos avec un vieux bridé qui fait baiser une pute par son berger allemand dans une salle de muscu ; hop ! on se retrouve chez les bougnoules, et ça fini sur un bateau chez les ricains ! Rien capté ! »

Pourquoi qu’on aime : « Bah on n’aime pas ! Déjà y a quasiment pas de mâles blancs dans le film ou alors c’est des salauds, limite c’est raciste comme histoire ; ensuite si je veux me taper 90mns d’angoisse avec des arabes, des chinetoques et des guendouches, je prends le métro Porte de la Chapelle ou je vais faire mes courses à Belleville, merci bien ! C’est trop con, y’a un maximum de viols, y a de la zoo’, les meufs s’en prennent plein la gueule à base de tabassages hardcores, mais tous ces bicots c’est au-dessus de mes forces… Faudrait faire un rimèque en Corrèze, en fait. »

Cote d’interpellation (0/5) : Contrôle au faciès, vérification des papiers d’identité.

***

Bamboula Emanuelle et les derniers bougnoules mangeurs d’hommes (1977)

De quoi que ça cause : « Lors d’un reportage dans un asile de trisos, Bamboula Emanuelle tombe nez à foune sur une petite chatte toute blonde qu’on vient de retrouver chez les bougnoules d’Amazonie, tu sais, ce genre de Papous qui se bouffent entre eux et qui jouent à « Chat » à la machette après l’apéro !… Donc après avoir bien branlé la salope pour choper des infos, la bamboula fouille merde décide de monter une expédition chez les ratons d’Amérique de bamboulie avec un certain Marc Lester (docteur ès bougnoules de son état), une pute nympho super baisable, une nonne qui y va pour donner le sein aux loukoums, et puis un négro pour porter les bagages : La base. En chemin ils tombent sur un chasseur de trésors rouquemoute et sa MILF (comment ça doit dauber sous la tente!) qu’aura juste le temps de se faire éclater le fion par le macaque de service avant que la fine équipe United Colours of Bénéton se fasse charcler par les bougnoules mangeurs d’hommes dont ça cause dans le titre. »

Pourquoi qu’on aime : « Alors ce qui faut savoir avant de critiquer, c’est qu’ils ont vraiment tourné le film chez des vrais mangeurs d’hommes de bamboulie, et que franchement ça se voit. On sent bien l’ambiance Corbeil-Essonnes quand les mecs sont dans la jungle, et puis y a des plans façon Front National Géographic ou Perdu de Vue, t’es dedans à fond. En plus on t’explique la sauvagerie des bicots, les nègres qui se cassent en courant dès que ça chauffe, limite c’est éducatif leur truc. Après le point négatif c’est que ça manque de scènes d’amour… Y a bien celle de la petite pute qui se fait démonter à la file indienne par la tribu de bicots, mais la nonne se fait même pas violer putain ! C’est des pédés les bougnoules ou quoi ?! »

Cote d’interpellation (4/5) : Contrôle au faciès, tutoiement, injures à caractère raciste, crachats, vérification des papiers d’identité, claque dans la gueule et arrestation de la victime pour insulte à agent.

***

Bamboula Emanuelle et les filles de putes (1978)

De quoi que ça cause : « Accompagnée d’une brouteuse bien chaudasse, Bamboula Emanuelle part pour un safari chez les métèques lorsqu’elle entend parler d’un réseau international de prostitution ; ce qui je le rappelle est interdit par la loi, même si c’est pas vraiment condamnable moralement. Je veux dire par là que des putes y en a toujours eu, même bien avant des féministes, faut être clair. Donc la fouille merde, idée de génie, elle va essayer d’infiltrer le réseau de putes pour bicots rapport au fait qu’elle a déjà le C.V qui va bien pour le job. Clairement tu mates son petit cul de négresse, pas besoin de lui faire passer masse d’entretiens : t’embauches direct.»

Pourquoi qu’on aime : « Trop fendard ! Rien que pour la scène où le travelo se fait éclater la tête à coups de quille de bowling ça le fait carrément ! Après les gars sont un peu dans le commercial, un peu trop dans la bien-pensance, genre on y va mollo avec les pédés et tout ; perso la quille je lui aurais enfoncé dans le cul à la tarlouze, ça lui aurait rappelé ses vingt ans ! Mais bon, après la bamboula se fait violer par cinq mecs super chauds, donc ça va, y a quand même une pointe d’érotisme… »

Cote d’interpellation (3/5) : Contrôle au faciès, tutoiement, injures, vérification des papiers d’identité, palpation de sécurité.

***

A Luc Poignant, mon Maître

Où il est question d’Amanda Lear à poil, et d’un nouveau blog…

follie-di-notte-01Y a de ces semaines, on se passerait de les avoir vécu sans regretter. Trop de tout en trop peu de temps, le cerveau peut pas suivre, ça capote, c’est fait pour… Là par exemple j’écris sur une tablette numérique dû au fait que mon ordinateur a implosé avant de prendre feu. Ah si, c’était beau ! Pensez-vous, des flammes de quinze mètres c’est pas tous les jours, surtout avec un portable ! Au début j’y croyais pas, je pensais qu’un gars rajoutait du bois en loucedé pour que ça flambe autant. Et puis les pompiers m’ont dit que non, c’est coréen. Au-delà de cinq ans, sur une base de 17 heures d’utilisation / jour, le pompier m’a dit c’est normal. Bon. Dans un sens ç’aurait pu être pire, j’ai la totale Chez Roubi’s en copie sur disque dur externe, donc ça va, je peux tenir encore dix ans. Mais quand même, tous ces morts dans l’immeuble…

Sur ce, je passe un coup de fil à un pote dont je sais le point d’honneur qu’il met à conserver son matos informatique depuis son premier Commodore 64, et je lui demande de me dépanner d’un ordi pour le mois. Tablette. Coréenne de surcroit. Je rentre au camping, je fais péter la wi-fi  histoire de prendre des nouvelles du crew sur Fb, troller la page de Macron, poster du lolcat, tout ça… bloqué ! Zuckerberg m’a tuer ! Amanda Lear, bonhomme ou pas, Zouzou il a pas aimé le topless. A partir de là je vous la fais courte, on m’a demandé un scan de mes papiers d’identité afin de prouver que je suis bel et bien Gandalf le Gris 666, des fois que j’aurais usurpé le nom d’un autre, et moi de mon côté je les ai gentiment invité à aller se faire enculer dans la joie et la bonne humeur, parce que c’est toujours plus sympa quand ça se passe dans la bonne humeur.

amanda_lear
L’objet du délit : Le cliché qui inspira l’artwork de « Mondo Erotico » (1978)

Alors on ne va pas revenir à nouveau sur la censure désormais systématique qu’opèrent les « bots » anti-boobs de Facebook sur les publications (légales) de ses utilisateurs (majeurs et vaccinés) ; on se contentera de noter qu’il n’est même plus question à l’heure actuelle d’utiliser la plateforme comme bibliothèque virtuelle (voir comme D.D.E pour certains dingos), en somme d’y compiler de la documentation, y compris sur des pages « privées » auxquelles l’administrateur a lui seul accès, sans se faire repasser par la flicaille numérique détectant dans la seconde le moindre bout de téton. En ce qui nous concerne le constat est sans appel : Quatre années d’archives dûment classées, cinq pages consacrées en toute discrétion à Riccardo Freda, Joe D’Amato, Annie Belle (la bombe française de « Velluto Nero »), Gabriele Tinti et Anita Strindberg. Des dossiers regroupant des centaines de documents rares, introuvables pour certains, à la trappe, entraînés par un vortex de connerie dans les limbes juridico-administratives d’une plateforme qui contraint allègrement artistes, écrivains, éditeurs, musées, culs nus et zobs à l’air, mais dont nos flics et leurs patrons de la world company savent si bien se servir lorsqu’il s’agit de nous mettre la tête dans le sac.

il-ginecologo-della-mutua
Facebook, j’y vais mais j’ai peur…

Tout ça pour dire qu’ayant senti le vent du boulet passer à plusieurs reprises trop prés de nos tempes et en plein dans la gueule de certains de nos contacts, nous étions à l’œuvre depuis quelques semaines, transférant au fur et à mesure cette somme insolite de documentation de la plateforme Facebook à des blogs non référencés créés pour l’occasion. Bon, si on a réussi à limiter la casse (L’intégralité de la documentation sur Annie Belle est saine et sauve, ouf !), on s’est quand même bien fait niquer dans l’ensemble. Comprendre les D’Amato, Freda, Tinti, Strindberg, c’est mort. Enfin mort… On a réussi à récupérer une petite partie de nos archives sur Tinti en grugeant une chtouille et en pratiquant la capture d’écran intensive ; ça prend des plombes mais la résolution de l’image ainsi photographiée (notamment sur tablette numérique, c’est bon à savoir) est acceptable, pour le moins… Alors vous allez me dire, pourquoi utiliser Fb de la sorte lorsque l’on sait que patati c’est interdit, et patata l’ « à poil » c’est la guerre assurée, on se fait balancer en moins de deux ? Et bien déjà parce que non, on ne se fait pas balancer en moins de deux lorsque l’on est entre gens de bonne compagnie (a fortiori lorsqu’on est seul) et que, ayant très largement pissé à la raie de la charte de bonne conduite de la plateforme quatre années durant, je suis bien placé pour en parler. Ensuite parce que nous utilisions ce réseau avant tout pour son interface, qui représentait pour nous un gain de temps considérable dans le domaine de l’archivage grâce à la possibilité d’annoter la documentation et d’y joindre les liens hypertexte de sites traitant du sujet en rapport avec le document uploadé. En gros, Facebook.

Donc la raison de ce post, car je m’égare, c’est que nous bossions sur la bio du gars Tinti pour Chez Roubi’s lorsque nous nous fîmes serrer par les brigades du vivre ensemble, qui annihilèrent dans la seconde l’intégralité des archives préalablement sélectionnées par nos soins afin d’illustrer sa vie son œuvre au beau gosse de Molinella. Alors moi tu commences à me connaître, quand on me chie dans les bottes ni une ni deux je ferme ma gueule, je me casse, et je crée un blog retraçant la filmographie ultra complexe d’un acteur dont personne n’a rien à battre. Et bien c’est exactement ce que nous avons fait avec Tinti, et nous nous en félicitons.

tinti-blog

Certes, dans l’état actuel des choses ce Gabriele Tinti Fan Blog n’est pas ce qu’il devrait (ce qu’il aurait pu) être, mais il le deviendra avec le temps, au fil des mois et des mises à jour. Nous insistons en revanche sur le fait qu’il n’a en aucun cas pour but l’exhaustivité comme c’est – naïvement – notre objectif Chez Roubi’s en ce qui concerne Laura Gemser ; ce blog nous l’avons voulu comme un tour d’horizon illustré et pratique de la filmographie Tinti, et certainement pas comme cette immense partouze anarcho-documentaliste qu’est la maison mère Chez Roubi’s. Nous ne nous exprimerons pas sur le blog Tinti. Nous ne commenterons pas sa filmo non plus, pas plus qu’il n’y aura d’éditos, tout juste l’annonce ponctuelle d’une sortie DVD, Blu-ray, que sais-je, en rapport avec son travail. Dans le même ordre d’idée, nous avons opté pour un « copié-collé » des informations de base de sa filmo disponible sur Wiki, l’IMDB, ou certains sites-blogs spécialisés, un lien renvoyant comme il se doit à l’article source. Ca vaut ce que ça vaut, mais avec plus de 140 films au compteur, perso j’assume pas un rédactionnel d’une telle ampleur. Idem pour les films de Tinti tournés avec Gemser, ils sont bien évidemment référencés, mais des liens renverront le lecteur ici-même pour la consultation de la documentation, faut pas déconner… Nous signalons enfin la présence sur le blog d’une playlist vidéo proposant aux curieux moult bandes-annonces et films rares, complets si possible. Et puis cette bio qu’il faudra bien finir un jour, naturellement. En ben on y travaille à la bio, qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ?! Vous savez, le P.S ne s’est pas détruit en un jour, on a toujours le temps pour les bonnes choses…

Gabriele Tinti Fan Blog : ICI