QUAD Cinema presents – Erotic Journeys: The many faces of Em(m)anuelle (N.Y)

quad cinema nyClair qu’à première vue ça ressemble plus à une éjac’ faciale pour hipsters ou au pire cauchemar de la rédactrice chef de « Côté Sud » qu’à un cinoche, mais perso je trouve ça sympa. Déjà parce que ça en jette un max, comme disaient les jeunes de mon temps, et puis pour se taper une toile c’est quand même plus confort qu’une tente Quechua, faut avouer. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, in fine, de se taper une toile, et ce dans le plus ancien multiplex de la côte Est des États-Unis d’Amérique, qui plus est. Autant dire que si d’un strict point de vue architectural c’est la fausse couche assurée pour le vieux de la vieille ayant usé ses fonds de culottes dans les cinémas de quartier du siècle dernier, ou fantasmé sur les grindhouses de la 42ème rue, pour les amateurs d’élégance high-tech et de programmation pointue, en revanche, ce Quad Cinema pas banal – car rénové de fond en comble en 2015 – mérite amplement son titre de « premier de cordée » présidentiel.

A ce propos, puisqu’on en est à causer nervousse bréquedone, je sais pas ce qu’ils ont en ce moment mais ça n’arrête pas ! On peine à suivre, c’est dire ! Déjà cet été, on a oublié de vous en parler mais des secoués du biniou ont organisé un festival Sex & Gore au Japon, avec en pole position de l’innommable, « Emanuelle in America », suivi de çui avec les cannibales dans la jungle, le tout dans la plus totale impunité, je tiens à le signaler ! Rebelote avec les cannibales en décembre dernier, à Helsinki cette fois, alors qu’on voit pas vraiment le rapport… Et puis Vienne qui s’y met, là, dans les semaines à venir, avec l’hommage de Film Archiv Austria à Joe D’Amato, comme indiqué dans le post précédent. Manquait plus que les ‘ricains nous pètent une durite ! Pas de panique, c’est fait !

quad cinema ny 2

En effet, de la mi-janvier à la première semaine de février, Quad Cinema propose aux cinéphiles new yorkais deux rétrospectives totalement Roubi-friendly, la première étant consacrée à l’oeuvre du réalisateur-photographe-sculpteur Just Jaeckin, dont on vous rappelle qu’il collabora avec Laura Gemser sur le segment « L’île aux sirènes » du film à sketches « Collections privées », sorti en 1979; l’autre, légèrement plus casse-gueule, étant sacrifiée aux différentes incarnations du personnage Em(m)anuelle, avec un « M » ou deux, à savoir Sylvia Kristel et… Laura Gemser. Oui, en fait c’est là que le bas blesse un peu, et que l’esthète de la chose tique un brin. Exit la Emmanuellesploitation frappadingue des ’70s, les retitrages sauvages, la centaine de Yellow, White, Blue, Tokyo, Tropical, Kung-fu, Bianca e Nera, avec Françoise, à Soho, à Cannes, les Cary on, et autres Emmanuellismes forcenés, le Quad se concentre sur Kristel et Gemser, et c’est déjà pas si mal.

ЭммануэльNous réalisons par ailleurs qu’il faudra bien un jour vous faire un topo sur cette incroyable période qui vit un prénom, somme toute assez commun, devenir, plus qu’un symbole de l’érotisme BCBG, un préfixe, assurant à toute oeuvre, érotique ou non, une distribution massive et une source de revenus non négligeable à moindre frais. Un exemple particulièrement savoureux, « Pas de problème! » de Georges Lautner, avec les top franchouilles Miou-Miou, Jean Lefebvre, Bernard Menez et Henri Guybet. En Espagne, le film fut exploité sous le titre assassin « Le mort, les vivants et… Emmanuelle ». Aussi cet invraisemblable « Emmanuelle l’infidèle » sur les affiches italiennes de « Infidélités » de Jean-François Davy, exploité en France en 1974. Deux titres parmi des centaines, sans même évoquer les magazines, les discothèques, les restaurants, les marques de fringues, les bijoux et les parfums « Em(m)anuelles ». Notre préférence allant bien évidemment à la vodka russe Эммануэль, et son artwork de folie. Fin de la parenthèse.

quad cinema new york

Donc pour résumer, au programme des festivités de Quad Cinema : La totale Just Jaeckin du 25 janvier au 5 février, la trilogie Emmanuelle (feat. Laura Gemser dans « l’Antivierge » de Giacobetti) du 25 au 4, et un bouquet garni Kristel/Gemser du 25 au 7, cette dernière apparaissant en vedette dans le « Black Emanuelle » premier du nom d’Adalberto Albertini, ainsi que dans le gratiné « Emanuelle queen of Sados » d’Ilias Milonakos (dont D’Amato tourna quelques séquences, comme d’hab’…); et puis la cerise sur le gâteau, le fin du fin de l’outrage, « Révolte au pénitencier de filles » du binôme Mattei-Fragasso. Et là c’est l’orgasme. Car je ne sais pas si vous réalisez que l’on écrit à cet instant sur un WIP de Bruno Mattei projeté dans un cinéma Art et Essai de New York, situé entre Greenwich Village et la Cinquième Avenue ! J’aime autant vous dire que le David Didelot, va falloir sortir les compresses et le défibrillateur sans trop tarder si on veut le garder parmi nous ! Ben oui, mais il est de ces choses c’est trop pour un seul homme, faut comprendre !


Emmanuelle 2 (1975) [AKA Emmanuelle: The joys of a woman]

A film by Francis Giacobetti with Sylvia Kristel, Umberto Orsini, Frédéric Lagache, Catherine Rivet, Laura Gemser… – 83m – France.

  • Friday January 25 – (Showtimes to be confirmed)
  • Tuesday January 29 – (Showtimes to be confirmed)

Q.


Black Emanuelle (1975)

A film by Adalberto Albertini with Laura Gemser, Gabriele Tinti, Venantino Venantini, Karin Schubert, Angelo Infanti… – 91m – Italy.

  • Sunday February 37.10pm [35mm]
  • Monday February 49.20pm [35mm]
  • Thursday February 7 – 8.45pm [35mm]

Q.


Private collections (1979)

A film by Walerian Borowczyk, Just Jaeckin, Shūji Terayama with Roland Blanche, Laura Gemser, Catherine Gandois, Marpessa Djian, Just Jaeckin… – 103m – France/Japan.

  • Monday February 43.05pm [35mm]
  • Tuesday February 56.45pm [35mm]

Q.


Emanuelle’s Daughter (1980) [AKA Emanuelle queen of Sados]

A film by Ilias Mylonakos with Laura Gemser, Gabriele Tinti, Livia Russo, Haris Tryfonas… – 91m – Greece/Cyprus.

  • Tuesday February 58.50pm [35mm]

Q.


Emanuelle in prison (1983) [AKA Women’s prison massacre]

A film by Bruno Mattei & Claudio Fragasso with Laura Gemser, Gabriele Tinti, Françoise Perrot, Carlo De Mejo, Franca Stoppi, Lorraine De Selle… – 89m – Italy/France.

  • Wednesday February 68.50pm [35mm]

Q.


QUAD CINEMA – 34 W. 13th Street / New York, NY 10011 / info@quadcinema.com / 212-255-2243

Erotic Journeys: The Many Faces of Em(m)anuelle

Beyond Emmanuelle: Just Jaeckin

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Film Archiv Austria : Tribute to Joe D’Amato – 01-03 feb. 2019 (Vienna)

Chez Roubi’s, on se souvient avec émotion de la programmation par Film Archiv Austria en novembre 2015 de L’Amour au Club, sommet zinzin de la filmographie Gemser, produit et co-réalisé par un Christian Anders en plein trip sectaire tatano-mystique. Ce grand n’importe quoi fait film fut, de surcroit, présenté à l’époque par Anders lui-même, venu défendre son oeuvre (hum!) et répondre aux questions de spectateurs que l’on devine toujours sous le choc d’un tel cinématographisme. Quelques trois années plus tard La Cinémathèque d’Autriche récidive et met le microcosme de l’héritage audio-visuel en sueur avec un weekend hommage à Joe D’Amato, que même le directeur de la programmation de Paris-Bercy il aurait pas osé ! Trois jours, dix films, que du D’Amato, dont cinq Gemser et un Black Emanuelle ! De mémoire, on n’avait plus eu affaire à une telle partouze massaccesienne depuis nos soirées VHS, Valstar, joints-popers-Temesta d’ados attardés. Et puis pour la petite histoire, l’équipe de Film Archiv Austria pousse la vanne jusqu’à programmer sont Wild Weekend: Tribute to Joe D’Amato concomitamment à sa rétrospective Wim Wenders ! En conséquence de quoi une seule question se pose : Qui fera le plus grand nombre d’entrées ?

Wild Weekend – Tribute to Joe D’Amato : ICI

[Deutsch] Dass Filmkritiker mit Joe D’Amatos Werk zu seinen Lebzeiten nichts anfangen konnten: geschenkt. Dennoch erfuhr er noch Ende der 1990er-Jahre, wie seine früheren Arbeiten wiederentdeckt und auf Festivals und Coventions gefeiert wurden. Nach seinem überraschenden Tod etablierte sich ein regelrechter Kult um den italienischen Regisseur, Produzenten, Kameramann und Drehbuchautor, der inzwischen auch von Wissenschaftlern und Kritikern betrieben wird – und den »total filmmaker« längst aus der Schmuddelecke herausgeholt hat. Sollte sich das noch nicht herumgesprochen haben, so bietet das Wild Weekend in zehn Programmen an drei Tagen eine einmalige Gelegenheit, dieses Werk mittels wunderbarer Archivkopien kennenzulernen. (Florian Widegger – Film Archiv Austria)


Freitag 01.02.2019 – Friday 02.01.2019

 

decameron n.69

[Fr 1.2. 18:30] HEMMUNGSLOS DER LUST VERFALLEN

REGIE: ROMANO GASTALDI (JOE D’AMATO) – JAHR: 1972 – LAND: IT. – ORIGINALTITEL: SOLLAZZEVOLI STORIE DI MOGLI GAUDENTI E MARITI PENITENTI – DECAMERON Nº 69BUCH: ARISTIDE MASSACCESI – KAMERA: ARISTIDE MASSACCESI – MUSIK: FRANCO SALINA – MIT: MONICA AUDRAS, MARIA PIA REGOLI, ENZA SBORDONE… – LÄNGE: CA. 80 MIN – FORMAT: FARBE, 35MM – FASSUNG: DEUTSCHE FASSUNG

ORT: METRO KINOKULTURHAUS, HISTORISCHER SAAL

Film Archiv Austria : INFO

buio omega it a2

[Fr 1.2. 20:30] SADO – STOSS DAS TOR ZUR HÖLLE AUF

REGIE: JOE D’AMATO – JAHR: 1979 – LAND: IT. – ORIGINALTITEL: BUIO OMEGABUCH: OTTAVIO FABBRI, GIACOMO GUERRINI – KAMERA: ARISTIDE MASSACCESI – MUSIK: GOBLIN – MIT: KIERAN CANTER, CINZIA MONREALE, FRANCA STOPPI, SAM MODESTO, ANNA CARDINI… – LÄNGE: 87 MIN – FORMAT: FARBE, 35MM – FASSUNG: DEUTSCHE FASSUNG

ORT: METRO KINOKULTURHAUS, HISTORISCHER SAAL

Film Archiv Austria : INFO


Samstag 02.02.2019 – Saturday 02.02.2019

 

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[Sa 2.2. 15:30] ATOR – DER HERR DES FEUERS

REGIE: DAVID HILLS (JOE D’AMATO) – JAHR: 1982 – LAND: IT. – ORIGINALTITEL: ATOR L’INVICIBILEBUCH: JOE D’AMATO, MICHELE SOAVI (UNCR.) – KAMERA: JOE D’AMATO – MUSIK: CARLO MARIA CORDIO – MIT: MILES O’KEEFFE, SABRINA SIANI, RITZA BROWN, DAKAR, LAURA GEMSER, EDMUND PURDOM… – LÄNGE: CA. 86 MIN – FORMAT: FARBE, 35MM – FASSUNG: DEUTSCHE FASSUNG

ORT: METRO KINOKULTURHAUS, ERIC PLESKOW SAAL

Film Archiv Austria : INFO

duri a morire copie

[Sa 2.2. 17:30] DIE AASGEIER KOMMEN

REGIE: JOE D’AMATO – JAHR: 1979 – LAND: IT. – ORIGINALTITEL: DURI A MORIREBUCH: GIUSEPPE ZACCARIELLO, SERGIO DONATI – KAMERA: ARISTIDE MASSACCESI – MUSIK: STELVIO CIPRIANI – MIT: LUC MERENDA, DONALD O’BRIEN, PERCY HOGAN, LAURENCE STARK, WOLFANGO SOLDATI – LÄNGE: 88 MIN – FORMAT: FARBE, 35MM – FASSUNG: DEUTSCHE FASSUNG

ORT: METRO KINOKULTURHAUS, ERIC PLESKOW SAAL

Film Archiv Austria : INFO

gomia terror en el mar egeo a1

[Sa 2.2. 19:30] MAN-EATER – DER MENSCHENFRESSER

REGIE: JOE D’AMATO – JAHR: 1980 – LAND: IT. – ORIGINALTITEL: ANTROPOPHAGUSBUCH: LUIGI MONTEFIORI, JOE D’AMATO – KAMERA: ARISTIDE MASSACCESI –  MUSIK: MARCELLO GIOMBINI – MIT: GEORGE EASTMAN, TISA FARROW, SAVERIO VALLONE, SERENA GRANDI… – LÄNGE: CA. 85 MIN – FORMAT: FARBE, 35MM – FASSUNG: DEUTSCHE FASSUNG

ORT: METRO KINOKULTURHAUS, ERIC PLESKOW SAAL

Film Archiv Austria : INFO

endgame lc fr.c1

[Sa 2.2. 21:30] ENDGAME – DAS LETZTE SPIEL MIT DEM TOD

REGIE: STEVE BENSON (JOE D’AMATO) – JAHR: 1983 – LAND: IT. – ORIGINALTITEL: ENDGAME – BRONX LOTTA FINALEBUCH: JOE D’AMATO, ALDO FLORIO – KAMERA: JOE D’AMATO – MUSIK: CARLO MARIA CORDIO – MIT: AL CLIVER, LAURA GEMSER, GEORGE EASTMAN, HAL YAMANOUCHI, GABRIELE TINTI, GORDON MITCHELL… – LÄNGE: 97 MIN – FORMAT: FARBE, 35MM – FASSUNG: DEUTSCHE FASSUNG

ORT: METRO KINOKULTURHAUS, ERIC PLESKOW SAAL

Film Archiv Austria : INFO


Sonntag 03.02.2019 – Sunday 02.03.2019

 

mit der pille umso toller

[So 3.2. 15:30] MIT DER PILLE UMSO TOLLER

REGIE: JOE D’AMATO – JAHR: 1977 – LAND: IT. – ORIGINALTITEL: IL GINECOLOGO DELLA MUTUABUCH: ARISTIDE MASSACCESI, TITO CARPI – KAMERA: ARISTIDE MASSACCESI – MUSIK: RENATO SERIO – MIT: RENZO MONTAGNANI, PAOLA SENATORE, MASSIMO SERATO, DANIELA DORIA, ALDO FABRIZI, MARIO CAROTENUTO, DIRCE FUNARI, MARINA FRAJESE… – LÄNGE: CA. 77 MIN – FORMAT: FARBE, 35MM – FASSUNG: DEUTSCHE FASSUNG

ORT: METRO KINOKULTURHAUS, ERIC PLESKOW SAAL

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orienteit-03

[So 3.2. 17:00] BLACK EMANUELLE 2.TEIL (ORIENT REPORTAGE)

REGIE: JOE D’AMATO – JAHR: 1976 – LAND: IT. – ORIGINALTITEL: EMANUELLE NERA ORIENT REPORTAGEBUCH: MARIA PIA FUSCO, OTTAVIO ALESSI, PIERO VIVARELLI – KAMERA: ARISTIDE MASSACCESI – MUSIK: NICO FIDENCO – MIT: LAURA GEMSER, GABRIELE TINTI, ELY GALLEANI, IVAN RASSIMOV, VENANTINO VENANTINI, GIACOMO ROSSI STUART… – LÄNGE: 94 MIN – FORMAT: FARBE, 35MM – FASSUNG: DEUTSCHE FASSUNG

ORT: METRO KINOKULTURHAUS, ERIC PLESKOW SAAL

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11Days(Alle.05)

[So 3.2. 19:00] ELF TAGE UND ELF NÄCHTE

REGIE: JOE D’AMATO – JAHR: 1987 – LAND: IT. – ORIGINALTITEL: ELEVEN DAYS ELEVEN NIGHTS (11 GIORNI 11 NOTTI)BUCH: ROSSELLA DRUDI, CLAUDIO FRAGASSO – KAMERA: JOE D’AMATO – MUSIK: PIERO MONTANARI – MIT: JESSICA MOORE, JOSHUA MCDONALD, MARY SELLERS, TOM MOJACK, DAVID BRANDON… – LÄNGE: 91 MIN – FORMAT: FARBE, 35MM – FASSUNG: DEUTSCHE FASSUNG

ORT: METRO KINOKULTURHAUS, ERIC PLESKOW SAAL

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BlueAngel (08)

[So 3.2. 21:00] BLUE ANGEL CAFE

REGIE: JOE D’AMATO – JAHR: 1989 – LAND: IT. – ORIGINALTITEL: BLUE ANGEL CAFE – BUCH: DANIELE STROPPA, LAURENCE ABBY – KAMERA: JOE D’AMATO – MUSIK: LUIGI CECCARELLI – MIT: TARA BUCKMAN, RICHARD BROWN, RICK ANTHONY MUNROE, JAYNE GRAY, LAURA GEMSER… – LÄNGE: CA. 91 MIN – FORMAT: FARBE, 35MM – FASSUNG: DEUTSCHE FASSUNG

ORT: METRO KINOKULTURHAUS, ERIC PLESKOW SAAL

Film Archiv Austria : INFO


WILD WEEKEND – TRIBUTE TO JOE D’AMATO

 – Filmschau vom 1. bis 3. Februar 2019 –

ZUM KALENDER

KURATOR: Florian Widegger – TICKETRESERVIERUNG : reservierung@filmarchiv.at (+43 1 512 18 03 / täglich 15:00-21:00) – SPIELORT: METRO Kinokulturhaus Johannesgasse 4, 1010 Wien – KARTE ANZEIGEN

Catalogue METRO Kinokulturhaus Jan-Fev 2019

Édito janvier 2019 :

goodbye emmanuelC’est moi ou on a définitivement perdu le président ? Sérieux, le gars tu vois sa tête à la télé, on dirait Donald Pleasence dans New York 1997 ! Putain, mais calme-toi Manu ! Respire, fais du sport, va à la pêche, prends six mois de vacances, baise, re-sour-ce-toi ! T’as l’air contrit, t’es tout crispé, tu transpires qu’on jurerait que tu t’es assis par mégarde sur Rocco Siffredi… Pis arrête de tabasser les gens, c’est pas cool ! Ou au moins fais-le toi-même ! Toujours déléguer, déléguer… Ça devient chiant à la longue ! Il est de ces choses que l’on doit faire seul, comme un grand, sans se planquer systématiquement derrière plus fort que soi. A ce propos, je voudrais pas être flic dans les années à venir… Oh, putain ! les mecs ils vont prendre au moins pour autant qu’ils ont donné ! Déjà socialement parlant ça va être chaud pour leurs têtes de cons, les gars vont vivre dans une réalité alternative, un monde dans lequel ils ne peuvent décemment plus être policiers aux yeux de leurs concitoyens sans passer pour des tortionnaires, des putes ou des percepteurs… En même temps, flic, quelle drôle d’idée ! Pis tout ce bordel au nom de la sacro-sainte « Réforme » ! C’est bien simple, depuis que je suis en âge de lire le journal, n’importe lequel, le truc des élus et des ministres c’est « La réforme ». C’est une passion chez ces zouaves, « La réforme », kif-kif le catéchisme chez les curetons, ou le pied au cul chez les bidasses. Ils y passent un temps dingue à réformer ! Un fric fou, surtout. Du coup j’ai vérifié l’étymologie de « Réforme » dans le Littré pour être sûr; ben je vais rien t’apprendre, ça vient de « Forme », du latin « Forma ». Comme dans « formation » politique, ce genre… Bon, là-dessus y a Kant qui débarque et qui nous explique, en allemand et avec ses mots à lui, qu’il serait peut-être pas con de différencier « la forme » d’un concept , donc sa généralité, de « l’objet » du concept. Donc sa matière, sa substance, son fond. D’où l’expression politicarde de base à la j’t’embrouille poupouille : « Différencier le fond de la forme » d’un projet de loi, d’un discours politique, de papa sur maman, ou papa, ou maman sur maman, ou maman dans papa sur maman, bref ! fume, c’est du belge ! L’écologie par exemple. Dans la forme Manu il s’en occupe : Taxe carbone, transition énergétique, grenelle de l’environnement, marche pour le climat, tout ça… Mais dans le fond il en a rien à branler : Les gros pollueurs (Total, Lafarge, Mittal, tous en fait) sont exonérés de taxe carbone, qui n’a par ailleurs d’autre fonction que de compenser le manque à gagner de la suppression de l’ISF. Fond / Forme. Sécurité routière, limitation de vitesse, radars, péages, vous voulez ? Tabac ? Santé publique ? Lotto du patrimoine ? Evasion fiscale ? Carlos Ghosn ? Respect des lois et des institutions ? Manu, Manu, Manu… Si tu crois que c’est aux bisseux que nous sommes que tu vas la faire à l’envers… Des spécialistes de la Brucesploitation ? Des gars allaités à la flying jaquette, aux craignos monsters savamment planqués derrière des artworks insensés et autres rip-off italiens de Terminator, Rambo, Mad Max, t’es sérieux ?! Penses-tu sincèrement que nous sommes incapables de différencier le Fond de la Forme après toutes ces entourloupes ? Bordel, même Black Emanuelle elle a jamais été noire ! Aucun effort les gars…

AVENUE, Février 1976 (Ned.)

AVENUE Fev.1976 p01Avenue est un magazine de mode néerlandais créé en octobre 1965 par le rédacteur en chef Joop Swart, futur fondateur associé de l’agence World Press Photo. Formellement inspiré par le magazine français Vogue, le premier numéro fut tiré à 135 000 exemplaires, et parut le 1er novembre 1965. Avenue s’adresse à un public féminin sophistiqué, abordant, en plus de la mode et de la cuisine, des thèmes tels que les voyages, la littérature, et des faits d’actualité et de société. Cette diversité fait d’Avenue un magazine innovant, dont les collaborateurs sont des auteurs et des photographes de prestige : W.F. Hermans, Cees Nooteboom, Hugo Claus (Mr. Sylvia Kristel), Jan Cremer, Ed van der Elsken, Boudewijn Neuteboom et Eddy Posthuma de Boer. En 1974, Lenette Vester succède à Joop Swart à la tête du magazine, qui tire en 1979 à près de 105 000 exemplaires. Le format « De Luxe » d’Avenue et son superbe papier glacé perdura de novembre 1965 à avril 1994. A partir de décembre 1995, le magazine changea de nom et devint Avenue Box. En décembre 2001, Sanoma Uitgevers tenta de relancer le titre mais ce fut un échec, et au bout d’un an et demi le magazine disparut de nouveau. La ligne éditoriale d’Avenue, qui osa l’amalgame de la Pop Culture et du Luxe, ciblait un lectorat réceptif à l’innovation, tant culturelle que visuelle. La photographie, qui fit d’Avenue un titre phare de la presse femminine des années 1960 jusqu’aux années 1980, se devait d’être « spectaculaire et innovante ». (Source texte Wiki)

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Source Photos (King Size) Bouilla Baise Work in progress : ICI

THE CRAZY WORLD OF LAURA GEMSER