Emanuelle in America OST Ltd ed. LP – June 28, 2021 (It.)

Sonor Music Editions: The finest and rarest chapter of EMANUELLE saga by the cult maestro Nico Fidenco and his loyal orchestra director Giacomo Dell’Orso. Majestic original soundtrack of the sex thriller movie « EMANUELLE IN AMERICA » from 1977 directed by the legendary Joe D’Amato. Sexploitation cult and acclaimed director’s third instalment of Black Emanuelle film series starring dutch actress Laura Gemser. The deepest, intense and most thrilling volume of Black Emanuelle adventures with the best music cuts of the whole series. Spellbinding, breathtaking and wordless music with dreamy orchestral movements, unbelievable downtempo Funk and timeless beats, mental Afro-beat and dancing percussion, sweet Psychedelic guitars, subtle female chorus, heavy strings and orchestra, loungy sounds, driving funky drums and so on. Essential italian OST masterpiece, top-notch recording for any fan of soundtrack music. Artwork is by the maestro Sandro Symeoni.

500 copies limited edition LPRemastered from the original master tapes – Includes insert with unreleased pics from the film scenes and liner notes by Lorenzo Ottone (Mondo Erotico) – Released on June 28, 2021.

*

Music by Nico Fidenco – Orchestra directed by Giacomo Dell’Orso

Sonor Music Editions

Diabolikzine n°8, juin 2021 (Fr.)

Autant le dire franchement, à Chez Roubi’s on a énormément d’affection pour Diabolikzine. On a toujours trouvé cette publication formidable. Enfin « toujours », plus exactement depuis la découverte du titre avec ce fameux numéro 5 contenant la filmo détaillée d’Albertini, acheté à l’époque à Movies 2000 en même temps qu’un MonsterBis, qu’un Médusa… et peut-être bien aussi le numéro de Vidéotopsie sur Le manoir de la terreur. D’ailleurs, je lis sur le blog du ‘zine que ce numéro date de juin 2011, soit dix ans pile-poil à compter de ce mois ! Putain, dix ans…! C’est moi, ou dix ans ça passe plus vite qu’un quinquennat de Macron ?!

Au sommaire de ce numéro 8: Un double dossier hommage à l’acteur Roger Moore et au producteur Euan Lloyd + Un dossier sur les polars italiens d’Henry Silva + Les films d’Osvaldo Civirani (La ragazza dalla pelle di corallo) + Les Macaroni War spécial commando + Les westerns de Gianni Garko + Les films mis en musique par Roy Budd (Le soldat bleu) + Les filmos de Mark Gregory et du producteur Fabrizio de Angelis (Emanuelle perche’ violenza alle donne ?, du Fulci au kilo…)

Diabolikzine n°8 est disponible à la vente chez Hors-Circuits, à Metaluna Store, ou via le blog Diabolikzine.

Revue de presse (Espagne)

Ouf! Je m’extirpe tout juste de la pénible lecture d’un article sur Gemser façon: « La tragique histoire de… ». Ah, faut du tragique ! C’est la base le tragique, si t’en n’as pas dans ta bio tu fais chier tout le monde ! Là je vois, Grasset vient de sortir un bouquin sur Laura Antonelli rédactionné par un rédactionneur rédactionnant habituellement dans le domaine du cyclisme pour le journal L’Équipe (Le mec est effectivement en roue libre tout du long); ben ça loupe pas, sur le site de l’éditeur, histoire que t’hésites pas à passer à la caisse: « Philippe Brunel livre ici un roman plein de grâce et d’ombre (…) sur l’histoire légendaire de la femme la plus belle du monde devenue un monstre ». Je sais pas pour la grâce, mais sur l’échelle de la pute, tu peux rajouter un escabeau ! Pareil, y a de ça quat’-cinq ans, un géopolitologue cette fois, qui nous sort « Pornification », soit sa vision toute personnelle d’une biographie de Karin Schubert, écrite pathos dans le rouge et bite à la main: « On aime sa blondeur, on aime ses seins, on aime ses fesses, et le temps passant elle comprend qu’on n’aime que ça. Comme il faut bien vivre, elle accepte de se cantonner aux rôles dénudés. De plus en plus dénudés. De plus en plus explicites. De l’érotisme chic, elle sombre dans le porno cheap. C’est la pornification. » Tadaaaaa ! Et puis surtout, ce passage sublime où le gars dénonce: « Internet est une arrière-boutique où l’on montre des saloperies sous le manteau. Il exhibe ainsi les mensurations de Karin Schubert comme on donnerait le poids et la race d’une vache ou d’un bœuf à un comice agricole » Mazette ! Le mec est in love de Karin Schubert ! Son bouquin, il l’a écrit comme on exprimerait son dégoût d’un amour souillé ! Bon, si Loulou avait passé un peu plus de temps à bosser dans l’arrière-boutique, il aurait pigé que Schubert faisait du porno bien avant de tourner avec Oury, et que sa « déchéance » n’était en somme qu’un retour à la case départ, mais qu’importe ! Sa vérité, c’est que ce sont les autres les responsables des choix de Schubert, et c’est la seule chose qui compte… Idem pour l’article sur Gemser, c’est la même soupe qu’on nous sert à chaque fois, à base d’exploitation, de rêves brisés, de films orduriers et d’innocence perdue. Rendez-vous compte, elle voulait faire du Cinéma, et on l’obligeait à tourner nue ! Peut-être même à des fins masturbatoires, on sait pas… Bref! Tout ceci n’aurait aucune espèce d’importance si ces informations, toutes aussi péremptoires les unes que les autres, n’étaient reprises telles quelles, bien souvent assaisonnées de verbatim dénués de sources et de contextes, par des loupiots kiffant plus les historiettes Twitter que les faits. Et en ce qui concerne Gemser, les faits sont sans appel: En interview, entre deux questions à la con, elle répondait à peu près n’importe quoi. Un coup qu’elle est née en Indonésie, un coup qu’elle est née en Hollande. Qu’elle veut arrêter de tourner nue, mais qu’elle continuera jusqu’à ce qu’elle soit trop vielle pour ça. Qu’elle préserve farouchement sa vie privée des journalistes, mais qu’elle tape la pose avec un Tinti nous détaillant ses formidables qualités de ménagère… A sa décharge, il faut préciser la nullité crasse de journalistes qui osent clairement tout, de ses orientations sexuelles à son signe astrologique, en passant par le montant de ses cachets; l’un d’entre-eux la confondant dans son introduction avec… Lilli Carati ! Ci-dessous, un petit florilège d’entretiens – souvent très brefs – parus dans la presse espagnole entre 1978 et 1979. Plus pour le fun que pour l’info, il va sans dire…

[Avant-propos] Consécutivement au décès du Général Franco en novembre 1975, et de la transition démocratique qui s’en suit dans le pays, la censure politique et morale espagnole régissant, notamment, la diffusion cinématographique sur le territoire, prend un sérieux coup dans l’aile. En novembre 1977 une législation provisoire sur le cinéma est promulguée en attendant le vote du Parlement, permettant ainsi la large diffusion de films jusque-là interdits. Dès janvier 1978, c’est la fête du slip. Les salles espagnoles sont abreuvées de productions érotiques jusqu’à plus soif, et, dans le domaine qui nous concerne, les films de la série Emanuelle negra sortent cul à cul sur les écrans, restant de nombreuses semaines à l’affiche, catapultant ainsi Gemser grande vedette de la galipette exotique. De janvier à décembre de cette année de folie, notre batave préférée (Après Rembrandt, faut pas pousser…) sera à l’affiche de pas moins de huit films sur le seul circuit barcelonais: « Emmanuelle 2 », « Emanuelle negra », « Emanuelle negra se va al oriente », « Emanuelle alrededor del mundo », « Emanuelle y los ultimos canibales », « Emanuelle y el imperio de la pasiones », « Dos súper-policías », ainsi que « La mujer de la tierra caliente » de José María Forqué. Quand à la presse nationale, ça n’arrête pas ! On parle d’elle chaque semaine, ou presque, tant dans les hebdos généralistes (Semana, Fotogramas, …) que dans les publications spécialisées (Yes, Interviu, Garbo, Party, Vale…); le point d’orgue de son vedettariat ibérique étant atteint lors de la venue de l’actrice à Barcelone en décembre 1978 pour le tournage du film « El Periscopio », réalisé par José Ramón Larraz.

PARTY n°60 – 5 juin 1978:

On a dit de Laura Gemser qu’elle était la Claudia Cardinale noire, leur ressemblance étant évidente, mais peut-être cette comparaison était-elle dû à sa liaison avec Franco Cristaldi, précédemment marié à Cardinale. Elle a par la suite tourné dans le film Black Emanuelle, qui fut un gros succès, puis les offres de rôles au cinéma de plus en plus nombreuses, mais toujours dans des productions érotiques. Aujourd’hui Laura a un nom qui compte, et veut commencer à travailler pour un autre type de cinéma:

Je sais que j’ai un beau corps, et que la plupart des actrices sont engagées pour leur physique, mais j’ai déjà prouvé que je peux faire du cinéma. Maintenant, j’aimerais pouvoir aborder d’autres choses et que le sexe ai moins d’importance dans mes films. Je ne suis pas contre l’érotisme, il me semble que c’est très bien, mais le cinéma ce n’est pas que ça, c’est plus diversifié, et c’est ce à quoi j’aspire.

Pour cette raison, elle a refusé plusieurs offres de films trop semblables à Black Emanuelle. Laura ne veut pas être cataloguée:

Silvia Kristel commence à être prisonnière du personnage d’Emmanuelle, et bien que je reconnaisse que ce sont de beaux films, une actrice ne saurait être qu’un unique personnage; parfois cela peut représenter un risque, surtout si le film a eu du succès.

En ce qui concerne Franco, son ancien compagnon, Laura préfère ne pas aborder le sujet. Elle veut garder sa vie privée à l’écart de sa vie professionnelle, et défend son intimité des journalistes indiscrets.

Ça n’a aucun intérêt de savoir qui partage sa vie avec moi. La seule chose que je peux dire, c’est que je suis heureuse et que j’espère que ça va continuer comme ça longtemps, car la stabilité émotionnelle affecte aussi l’activité professionnelle; tu travailles mieux et plus à l’aise quand tu es heureux, comme je le suis actuellement.

GARBO n°1336 – 6 décembre 1978:

Qui êtes-vous Laura ? D’où venez-vous ?

Je suis née en Indonésie, plus exactement sur l’île de Java, mais je suis de nationalité hollandaise. Je me considère hollandaise.

Comment a débuté votre aventure dans le cinéma ?

Tout a commencé alors que j’étais mannequin à Amsterdam. Je posais pour des magazines lorsqu’un réalisateur a vu mes photos. Il m’a aussitôt contacté pour un rôle.

Quel était le film ?

Amour Libre. [Amore libero – Free Love: ndt]

Vous ne tournez que dans des films érotiques ?

Non, j’ai interprété des rôles d’ingénues dans des films d’aventure destinés aux enfants.

Quel est votre signe astral ?

Bélier.

Quel est votre état civil ?

Je suis mariée à l’acteur italien Gabriele Tinti. Nous nous sommes rencontrés sur le tournage du premier Black Emanuelle, dans lequel il avait un rôle. Nous sommes tombés amoureux et nous nous sommes mariés.

Emanuelle passe son temps à faire l’amour. Vous vous identifiez à son personnage ?

Non, dans la vraie vie je ne suis pas comme Emanuelle.

Dans quelle mesure les femmes vous intéressent-elles ?

Elle m’intéressent en tant que personnes et en tant qu’amies.

Que faîte-vous avec l’argent que vous gagnez ?

Je voyage, je fais du shopping

Où vivez-vous habituellement ?

Avec mon mari, à Rome. Mais ma famille est en Hollande, mes parents, mes frères et sœurs sont tous hollandais.

SEMANA n°2026 – 16 décembre 1978:

Laura Gemser (Emanuelle negra) tourne actuellement à Barcelone un film intitulé « Periscopio ». Alors que la production a interdit les interviews et les photographes sur le plateau, nous avons pris rendez-vous avec l’actrice à son appartement. Un homme d’âge moyen, amical et courtois, nous reçoit.

Bienvenue ! Permettez-moi de me présenter, je suis le mari d’ « Emanuelle ».

C’est la stricte vérité, Laura Gemser est effectivement mariée.

Et heureux de l’être, corrobore-t-il.

Gabriele Tinti, le mari, est un vétéran du cinéma italien qui a plus d’une dizaine de films à son actif.

Nous nous sommes rencontrés en Afrique, durant le tournage d’ Emanuelle negra.

Combien d’années les séparent-ils ?

18 ans. Mais la différence d’âge m’importe peu. De plus j’aime les hommes plus âgés, précise-t-elle.

Êtes-vous fidèle ?

Oui. La jalousie est mon pire défaut.

Gabriele hoche la tête et ajoute:

En bon italien, je suis aussi très jaloux. Je ne supporterais pas qu’elle me trompe.

Toute ressemblance avec les thèmes d’ « Emanuelle » ne serait que pure coïncidence…

Quel type de femme au foyer est Laura ?

Une merveille. Elle cuisine, lave, coud, repasse… Nous n’avons besoin d’aucune aide car elle s’occupe de tout.

Désirez-vous des enfants ?

Oui, mais plus tard, répond-elle. Actuellement je suis au meilleur de ma carrière et je ne veux pas me disperser.

Est-il vrai que pour chaque film, vous gagnez autant qu’on le dit ?

Que dit-on ?

On parle de quinze millions de pesetas…

Si c’était le cas, j’aurais déjà pris ma retraite afin de me reposer pour le restant de mes jours.

Vous devez beaucoup au rôle d’Emanuelle ?

Tout.

Que faisiez-vous avant d’être actrice ?

J’étais photo-modèle.

Est-ce un exercice ingrat de se dénuder dans des films ?

Ça fait partie de mon travail, je m’y suis habituée.

Parlons de votre rôle dans « Periscopio »…

J’ai le rôle d’une infirmière… Mais une infirmière très particulière. Elle passe son temps libre avec son amie (Barbara Rey) à traumatiser son jeune voisin.

Pensez-vous continuer dans le domaine de l’érotisme pendant longtemps ?

Jusqu’à ce que je ne sois plus assez jeune pour le faire, ou que je sois devenue millionnaire

Qu’en pense Gabriele ?

– Je pense qu’elle devrait continuer dans la profession… Je ne l’en empêche en rien.

Êtes-vous souvent séparés ?

Non, nous ne nous séparons jamais. Même s’il faut pour cela refuser des contrats.

PRONTO n°346 – 25 décembre 1978:

Où êtes-vous née ?

Je suis née à Utrecht (Hollande), mais ma famille est d’origine asiatique, c’est la raison de ma couleur de peau.

Combien de films avez-vous tourné ?

Quatorze ou quinze je crois, mais en Espagne c’est le second. Le premier était La Mujer de la Tierra Caliente, dirigé par José Maria Forqué.

Quel est le titre de celui-ci ?

Ça s’appelle El Periscopio, la sortie est prévue simultanément à Madrid et Barcelone pour la fin janvier, début février.

Quelle sensation vous procure le fait de tourner avec un enfant comme Angel ?

Il est beaucoup trop jeune pour me procurer quelque sensation que ce soit; et puis le film n’est pas très osé. De plus Angel est doublé pour les deux seules scènes qui pourraient paraître risquées vis-à-vis de la censure.

SEMANA n°2074 – 18 novembre 1979:

Vous avez d’autres films d’Emanuelle en préparation ?

Non, rien de ce type. Je n’accepte plus de me dénuder.

Pourquoi ?

Tout simplement parce que je pense que tout a une fin.

Laura Gemser est une femme intelligente, qui sait que le filon que représente son petit corps d’ébène a tendance à s’estomper, et qui commence déjà à envisager son avenir loin des caméras et des projecteurs.

Mon rêve ? Reprendre un jour les études de médecine que j‘ai dû interrompre.

A l’heure où nous lui parlons, Laura parle cinq langues, elle étudie l’archéologie et suit des cours de pharmacopée.

Que devez-vous au personnage d’Emanuelle ?

La célébrité et une confortable situation économique.

Au contraire, que lui reprocheriez-vous ?

D’avoir conditionné mon travail d’actrice.

[Trad. A.R]

Marialba Russo: Cult Fiction – Centro Pecci, 8 mag. / 6 giu. 2021 (Prato)

Dopo Soggetto Nomade – collettiva del 2019 in cui le sue immagini, insieme a quelle di altre quattro fotografe italiane, affrontavano il tema dell’identità femminile tra gli anni ’60 e gli anni ’80, – Marialba Russo torna al Centro per l’arte contemporanea Luigi Pecci di Prato con Cult Fiction, mostra personale che dal 8 maggio al 6 giugno 2021 espone per la prima volta la celebre serie fotografica dedicata ai manifesti dei film a luci rosse apparsi nelle strade di Napoli e Aversa tra il marzo 1978 e il dicembre 1980, gli anni dell’apertura nel nostro paese delle prime sale cinematografiche specializzate e del conseguente boom del genere.

Un fenomeno nuovo per l’Italia di quegli anni, soprattutto nel suo carattere manifestamente pubblico, non più nascosto, di cui Cult Fiction rappresenta la testimonianza. Con ostinata curiosità e spirito collezionistico, perfezionando quasi un nuovo genere nella storia della fotografia, Marialba Russo documenta quella che Goffredo Fofi definisce “l’esplosione di una vitalità ormai perversa, ma pur sempre tale, nella storia della cultura popolare […] che ha avuto nel cinema la sua espressione più varia e scatenata”. La serie descrive un cinema tutto al maschile – se si eccettuano poche eccezioni come quella della regista Giuliana Gamba – in cui la figura femminile è considerata un mero oggetto di possesso e la condizione della donna viene rappresentata nello spazio pubblico da manifesti spesso grotteschi, dai titoli quasi comici.

Presentando oltre 60 scatti tra i più significativi della serie, la mostra a cura di Cristiana Perrella riproduce nella sua installazione la materia effimera e il forte impatto della pubblicità stradale, con le immagini incollate direttamente al muro, restituendo in pieno la forza di un lavoro che ci parla, da una parte, della spinta alla liberazione sessuale di quegli anni, ma dall’altra anche di una raffigurazione del corpo della donna fortemente mercificato (…).

La mostra è accompagnata dalla pubblicazione da parte di Nero Editions del volume che raccoglie il progetto Cult Fiction, con tutti gli scatti e due testi introduttivi, quello dello scrittore e critico cinematografico Goffredo Fofi e quello di Elisa Cuter, autrice di Ripartire dal desiderio (Minimum Fax, 2020). [© centropecci.it]

Centro per l’arte contemporanea Luigi Pecci – Viale della Repubblica, 277, Prato.

Marialbarusso.itCentropecci.itIlgiornale.it