Anthropophagous 2… feat. Laura Gemser (USA)

La trouvaille sympatoche du mois, nous l’avons dénichée sur le site archive.org, où une somme presque déraisonnable de scans de la mythique publication U.S « Variety » a été mise en ligne il y a quelques mois de cela.

Voici donc une série de coupures de presse publiées entre les mois de mars et juillet 1981, annonçant la production en cours du film « Absurd » (sous-titré « Anthropophagous 2 »), produit par Donatella Donati, réalisé par Joe D’Amato, et ayant pour vedettes principales la star américaine Van Johnson, ainsi qu’une certaine… Laura Gemser !

Pour situer un poil le film dans le contexte de la filmographie D’Amato, « Absurd » (alias « Horrible » en V.F) est une bourrinade réalisée par Massaccesi dans le courant de l’année 1981, d’après un scénario signé Luigi Montefiori – par ailleurs complètement calqué sur l’ « Halloween » de Carpenter.

L’intention du binôme étant, dans un premier temps, de raccrocher les wagons avec l’honnête succès que fut « Anthropophagous », écrit et réalisé par le duo l’année précédente.

Concrètement, nous avons affaire avec « Absurd » à l’un de ces innombrables psycho-killer, à ce point con qu’il ferait passer n’importe quelle daube façon « Vendredi 13 » pour du Wong Kar-wai… Néanmoins le film a pour lui de nombreuses scènes gores marquantes, dont un découpage de crâne à la scie électrique franchement hard, ainsi qu’une solide distribution d’acteurs.

Car à défaut de l’étonnant duo Gemser-Van Johnson annoncé par PCM / Filmirage dans Variety, la production réunira un casting de gens sérieux, dont l’anglais Edmund Purdom, l’écossais Charles Borromel, la française Annie Belle, ainsi qu’un Eastman/Montefiori à la carrure toujours aussi impressionnante, bien raccord dans le rôle du tueur bulldozer qui casse la baraque.

Au final, en dépit de sa réalisation sans grande imagination et de son scénario feignant, le film se vendra un peu partout dans le monde, et se taillera même une solide réputation chez les amateurs de gore bien gratiné; réputation accentuée par un bannissement pur et simple du titre en Grande-Bretagne en raison de l’ultra-violence et du sadisme de certaines séquences.

En ce qui concerne les annonces publiées dans « Variety », il est amusant de noter que de la mi-mars à la fin du mois de juillet 1981, le casting du film annoncé par la production n’a pas changé dans les colonnes de la revue. Il faudra d’ailleurs attendre l’édition du 30 septembre 1981 pour lire dans ses pages le casting tel que nous le connaissons, ainsi que l’attribution du film à l’un des nombreux pseudonymes de Massaccesi: Peter Newton.

Toujours est-il qu’il est aujourd’hui assez amusant pour le fan d’imaginer ce qu’aurait pu être ce petit classique du gore italien avec Laura Gemser en lieu et place d’Annie Belle, et qu’il n’est pas interdit de fantasmer sur cette lutte acharnée entre la frêle Black Emanuelle et l’implacable brute incarnée par Montefiori, si le projet avait vu le jour en l’état. À moins que tout ceci ne fût, dès le départ, qu’un argument publicitaire…

Bis Bazar: Chroniques et notules du réseau, nov. 2021 (Fr.)

Le camarade David Didelot lance les précommandes de Bis Bazar, un fanzine hors-série – ou one-shot, comme on dit chez les Kennedy… – dont le concept est bête comme chou, mais assez implacable en soit: Repiquer les chroniques de films éditées ces dernières années sur son compte Facebook, imprimer le tout sur du Papier, et tenter de vendre suffisamment d’exemplaires pour rembourser les frais de fabrication. Autant dire qu’en 2021, le gars c’est un fou ! Les Greta Thunberg, les Sandrine Rousseau ça lui dit rien au Didelot, nan, lui son délire c’est le papelard, l’arbre à la découpe, la colle, la javel, et le dioxyde de chlore à cet éco-assassin ! Bon, en même temps, Anne Hidalgo nous sort son sixième bouquin… C’est sûr, ça aide à relativiser.

Au sommaire: Du Bis italien, du ciné pop espagnol, du Giallo à Gogo, du porno chaud, du boulard hot, de la Schubert incendiaire, et plein d’autres trucs du domaine de l’inexplicable, du dérapage industriel, voire cinématographique quand trop fauché… Le zinzin fait 150 pages, est richement illustré (selon l’auteur, donc méfiance…) et tout en couleurs !

Les précommandes sont ouvertes sur le blog Vidéotopsie.blogspot, vous pouvez payer via Paypal ou par chèque à l’adresse indiquée sur la boutique du blog pour une livraison prévue courant novembre. Bonne lecture.

Emanuelle en América, 29 de sept. 2021 (Buenos Aires)

El Ministerio de Cultura, a través del Complejo Teatral de Buenos Aires, y la Fundación Cinemateca Argentina, han organizado el ciclo Luz, cámara, click, que se llevará a cabo del miércoles 22 de septiembre al viernes 1° de octubre en la Sala Leopoldo Lugones del Teatro San Martín (Avda. Corrientes 1530). El programa está integrado por seis largometrajes que abordan la relación entre fotografía y cine, a partir de la obsesión por la imagen y los sujetos delante del lente de la cámara, e incluye clásicos como Blow-Up, un ejemplar extremo del cine sexploitation de los años ’70 (Emanuelle en América) y films poco vistos de realizadores de la talla de Andrzej Zulawski y Henri-Georges Clouzot, entre otros. (otroscines.com)

Miércoles 22
Blow-Up
(Reino Unido/Italia, 1966)
Dirección: Michelangelo Antonioni.
Con David Hemmings, Vanessa Redgrave, Sarah Miles.
Adaptación libre del cuento de Julio Cortázar “Las babas del diablo”, Blow-Up narra la historia de un joven fotógrafo que, tras realizar unas tomas en un parque londinense, descubre al revelarlas una forma irreconocible que podría ser el indicio de un asesinato. Además de influir directamente en films como El pájaro de las plumas de cristal, de Dario Argento, o La conversación, de Francis Ford Coppola, Blow-Up fue premiada en el Festival de Cannes con la Palma de Oro. A las 15 y 18 horas (111’)

Jueves 23
El fotógrafo del pánico
(Peeping Tom
; Reino Unido; 1960)
Dirección: Michael Powell.
Con Carl Boehm, Moira Shearer, Anna Massey.
Cuando Mark Lewis era sólo un niño, su padre le sometía a terribles experiencias para filmarlas y analizarlas. Esto causó un importante trauma en Mark, que se ha convertido en un joven fotógrafo con un tenebroso objetivo: asesinar a mujeres para poder filmar su agonía. A las 15 y 18 horas (101’)

Viernes 24
La prisionera
(La prisonnière; Francia/Italia, 1968)
Dirección: Henri-Georges Clouzot.
Con Laurent Terzieff, Elisabeth Wiener, Bernard Fresson.
Josée, una joven periodista de televisión, comienza una enfermiza relación con el fotógrafo Stanislas Hassler, un maniático del control (casi un autorretrato de Clouzot) cuya biblioteca privada de fotografías sadomasoquistas a la vez la atrae y la repele. A las 15 y 18 horas (105’)

Miércoles 29
Emanuelle en América
(Emanuelle in America; Italia, 1977)
Dirección: Joe D’Amato.
Con Laura Gemser, Gabriele Tinti, Roger Browne.
Inspirado por el éxito de los films que protagonizó Sylvia Kristel basados en la novela erótica de Emmanuelle Arsan, el director exploitation Joe D’Amato realizó cinco películas sobre las andanzas de una Emmanuelle afroaemericana: Emanuelle ‘Negra’ (con una sola M) es una sensual reportera gráfica que viaja por el mundo exponiéndose a todo tipo de situaciones peligrosas y de alto voltaje. Esta película contiene escenas de sexo no simulado y violencia explícita que puede afectar la sensibilidad de algunos espectadoresA las 15 y 18 horas (100’)

Jueves 30
Lo importante es amar
(L’important c’est d’aimer; Francia/Italia/Alemania Federal, 1975)
Dirección: Andrzej Zulawski.
Con Romy Schneider, Fabio Testi, Jacques Dutronc, Klaus Kinski.
Servais es un fotógrafo freelance que trabaja en el submundo de la industria pornográfica. Un día conoce a Nadine Chevalier, una actriz de películas eróticas cuyo esposo es un hombre mentalmente desequilibrado. Entre ellos surgirá un intenso triángulo amoroso. A las 15 y 18 horas (109’)

Viernes 1° de octubre
Los ojos de Laura Mars
(Eyes of Laura Mars
; EE.UU., 1978) 
Dirección: Irvin Kershner. 
Con Faye Dunaway, Tommy Lee Jones, Brad Dourif.
Una exitosa fotógrafa de modas, Laura Mars, está teniendo grandes dificultades para realizar su trabajo. Sus amigos y colegas están siendo asesinados por un psicópata. Sin explicación aparente, Laura comienza a tener visiones de los crímenes en el momento que ocurren. La policía no cree su historia, sin embargo, el teniente Neville comienza a interesarse por ella. A las 15 y 18 horas (104’)

INFO:

Funciones: Del miércoles 22 de septiembre al viernes 1° de octubre – Valor de las localidades: $ 200. Estudiantes/jubilados $ 100 – Dónde: Teatro San Martín, Sala Leopoldo Lugones – Boletería: Lunes a viernes de 12.30 a 20, Sábados y domingos de 14 a 20- Dirección: Av. Corrientes 1530, Buenos Aires (Argentina)

Complejo Teatral de Buenos Aires (Programa) – Sala Leopoldo Lugones (Twitter) – OtrosCines.com